La liste noire

  • Arrestations mafia

    L'association

  • Qui sommes nous ?
  • Bienvenue
  • Notre but
  • Nos activités
  • Adhérez
  • Nous contacter
  • Statuts
  • PETITION
  • liste des députés

    Le timeshare

  • Qu'est-ce ?
  • Mafia et Timeshare
  • Discussion sur le timeshare
  • Payer ses charges ?*
  • sociétés de recouvrement
  • Timeshare France
  • la Justice en question
  • Banques Espagne TS
  • Qu'est-ce qu'un trusty ?
  • Défiscalisation
  • Temps partagé dans copropriété
  •  

  • Les textes de loi

  • Les textes applicables
  • La nouvelle directive européenne*
  • la directive en droit français

  • La loi espagnole
  • La loi tunisienne
  • La loi en Floride
  • Loi 1986, réformée par lois de 2009, 2014
  • projet loi temps partagé
  • Décret Andorre
  • Jurisprudence Charges
  • Europay Visa
  • Aide: CEC, centre européen cons.
  • Aide Que Choisir ?

    Les arnaques type

  • Banques
  • Arnaques à l'étranger

    Eviter une arnaque: DANGER !

  • Opacité contrats
  • Packs Vacances
  • Réductions voyages
  • Recrutement vendeurs
  • La taupe
  • Les rabatteurs
  • Les huissiers et notaires
  • Publicité mensongère
  • Semaine Gratuite
  • Systeme à points
  • Revente: n'existe pas !
  • Besoin notaire et arnaques
  • L'escroc Palmer

  • Suivi Escroqueries

  • Liste noire
  • Sociétés A à P
  • Sociétés P à V
  • BBVA
  • Bois d'Aurouze.
  • CLUBHOTEL Maeva
  • COGEP / SCF/Interevente
  • Arnaques en France
  • Escrocs Grèce/Crête
  • Escrocs dits Bulgares
  • Escrocs Espagne
  • Escrocs Maroc
  • Escrocs Saint Martin
  • Escrocs Thaïlande
  • Escrocs Répub.Dominicaine et Mexique*
  • Escrocs lisbonne
  • HUTCHINSON
  • Key World International
  • Lettres au Maroc
  • Lettre à Mr Zapatero
  • Malibu
  • MARINA
  • Moulin de Connelles*
  • OTE
  • PLANETE
  • PRIVILEGE CLUB
  • Procès Key World
  • JAUSIERS REGIVAL
  • RESA DIRECT
  • RCI, les points, le Palms
  • Roca Mare
  • Strategy Conection
  • Sunterra-GVC =Diamond
  • Teneriffe Clubhotel
  • Témoignages divers

    Que faire ?

    Association ADTOVEM

    Aux Députés Sénateurs

    Lettre aux Ministres 2012*

    Les liens Internet

    GREVE DES CHARGES*

     

  • Les responsables
  • Notions de droit
  • Recouvrement Intrum Justicia
  • Centre européen de consommation
  • Demande d'audit

     

  • Ecrivez-nous :

    * = nouveau ou mise à jour

  • ARRESTATIONS MAFIA ESPAGNE

     

     

    (décembre 2004, fusillade à Marbella, règlement de comptes. Sud de l'espagne: région attractive pour les trafiquants en tous genre. groupes mafieux sur la Costa del Sol. Les trafiquants français s'y réfugient. (le Monde du 28-12) )

    De l'AFP du 15-03-05

    Article 1: Le procureur espagnol spécial anti-corruption a été dépêché mardi de Madrid à Marbella pour rencontrer son homologue anti-mafia de la Costa del Sol (sud de l'Espagne), où se poursuit le démantèlement d'un réseau international tentaculaire de blanchiment d'argent.

    Le procureur anti-corruption Antonio Salinas devait s'entretenir à partir de 12h30 (11h30 GMT) avec le procureur anti-mafia Juan Carlos Caballero, dont le poste a été récemment créé dans la ville touristique du sud de l'Espagne face à l'ampleur du phénomène mafieux.

    Plusieurs membres de l'Unité contre la délinquance et le crime organisé, ainsi que le procureur général de Malaga s'étaient joints à la réunion.

    Marbella est devenu ces dernières années un paradis pour célébrités et princes saoudiens, mais aussi pour les groupes mafieux internationaux, dont un total de 323 membres de 12 nationalités ont été arrêtés l'an dernier au cours de 63 opérations.

    Outre les Espagnols, des procureurs de France, de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de Russie, des Etats-Unis, du Canada et d'Allemagne échangent des informations dans ce dossier, a-t-on appris auprès du ministère de la Justice.

    Dans la nuit de lundi à mardi, l'avocat chilien Fernando del Valle, soupçonné par la police d'être "le cerveau" du réseau, a été placé en détention provisoire par le juge Miguel Angel Torres.

    Dix personnes sur les 41 arrêtées la semaine dernière au cours de l'opération "Baleine blanche", sont désormais en détention: deux Ukraniens, deux Finlandais, deux Français, un Russe, un Marocain, un Tunisien et le Chilien.

    Fernando del Valle, 57 ans, est considéré par la police comme l'architecte du réseau de blanchiment dont le démantèlement avait commencé jeudi dernier. Il aurait monté un écheveau de plus de 500 sociétés écrans réinvestissant les capitaux dans l'immobilier ou le luxe.

    Le réseau porte sur au moins 250 millions d'euros, selon le parquet anticorruption, mais pourrait concerner 600 millions d'euros, selon des sources policières, ce qui en ferait le plus important réseau de blanchiment d'argent démantelé en Europe au cours des dernières années.

    Des fonds détournés de la compagnie pétrolière russe Ioukos auraient également été blanchis, avant d'être transférés vers une entreprise associée aux Pays-Bas et réinvestis en Espagne par le biais de sa filiale, selon le ministère espagnol de l'Intérieur.

    Dans une lettre envoyée à ce ministère, le directeur général de Ioukos, Steven Theede, a affirmé que ni l'entreprise ni aucune de ses filiales ou sociétés affiliées n'avaient "d'activités autorisées ni de comptes en banque en Espagne", et offert sa "collaboration".

    Le réseau de sociétés écrans s'étendrait non seulement à la Costa del Sol, mais aussi à des paradis fiscaux comme Gibraltar, l'île de Man, le Luxembourg ou Andorre.

    Le procureur général de l'Etat, Candido Conde-Pumpido, a assuré à Pundo Radio que le cas de Gibraltar "était inquiétant", estimant que la colonie britannique du sud de l'Espagne, qui abrite 80.000 entreprises pour 30.000 habitants, "ne coopérait pas dans la lutte contre le blanchiment d'argent".

    M. Conde-Pumpido se faisait l'écho d'une critique fréquemment émise contre le territoire britannique revendiqué par l'Espagne, et a exprimé la nécessité "d'agir politiquement" pour faire disparaître les paradis fiscaux.

    Quant au terreau qu'est devenu Marbella pour les mafias, il se doit selon le président de la région d'Andalousie Manuel Chaves, à la "permissivité" de la municipalité qui a encouragé un "urbanisme hors de contrôle permettant que l'argent coule à flots et soit blanchi", a-t-il à la chaîne de télévision TVE.

    L'affluence de très riches touristes étrangers et le déplacement du trafic de cocaïne du nord de l'Afrique au sud de l'Espagne sont d'autres facteurs contribuant à faire de la ville une plate-forme du crime organisé, selon les experts

    Article 2:
    .
    Le dirigeant d'un cabinet d'avocats espagnol de Marbella (sud de l'Espagne), soupçonné d'être au coeur d'un important réseau de blanchiment d'argent du crime organisé sur la Costa del Sol, a été interrogé dimanche par un juge local, a annoncé la police.

    Le juge Miguel Ange Torres a interrogé l'avocat Fernando Del Valle, considéré par la police comme l'architecte de ce réseau de blanchiment ayant porté sur au moins 600 millions d'euros, selon la police. Il s'agit de la plus grande affaire de blanchiment du pays, selon les autorités.

    L'avocat et sa secrétaire devaient être à nouveau interrogés lundi, selon des sources proches de l'enquête.

    Le magistrat a interrogé en outre 14 autres personnes membres du cabinet d'avocats qui ont été libérées dimanche soir. Une secrétaire a été libérée après le versement d'une caution de 6.000 euros.

    Au total 41 personnes de six nationalités, dont sept avocats, ont été interpellées en vendredi lors du démantèlement de ce réseau situé sur la Costa del Sol, où pullulent des groupes mafieux de toute l'Europe, notamment des Balkans, et du Maghreb. Les arrestations sont le point culminant d'une enquête de dix mois, "l'opération Baleine blanche", à laquelle plusieurs polices européennes ont coopéré.

    Parmi les individus arrêtés avec l'aide d'Interpol et d'Europol figurent des personnes de nationalités espagnole, marocaine, française, finlandaise, russe et ukrainienne.

    Les enquêteurs soupçonnent l'avocat Fernando Del Valle d'avoir monté un écheveau d'entreprises immobilières et de sociétés-écrans dont la trace se perd sur des comptes à Gibraltar, selon la presse espagnole. Dans son cas, le blanchiment en question atteindrait 250 millions d'euros, selon la police.

    Selon le journal El Pais, le groupe pourrait avoir blanchi 600 millions d'euros. Selon l'édition électronique datée de lundi d'El Pais, "la police déclare que le véritable chiffre pourrait être trois à quatre fois plus important" que la somme dont il avait été initialement question.

    Les services de l'avocat étaient destinés à des organisations criminelles blanchissant leur argent dans le secteur immobilier florissant de cette région côtière du sud de l'Espagne, ou s'y consacrant au trafic de drogues, à la prostitution, au vol de voitures de luxe et aux attaques à main armée.

    D'importantes sommes d'argent auraient été détournées de l'entreprise pétrolière russe Ioukos, selon le ministère de l'Intérieur. Ces sommes auraient été blanchies par le réseau espagnol. Les autorités judiciaires russes et espagnoles sont d'ailleurs en contact à ce propos.

    "C'est absurde", a déclaré samedi Alexandre Chadrine, porte-parole de Ioukos, à la radio Echo de Moscou. "La prochaine fois, ils vont nous dire que nous avions blanchi de l'argent sur Mars".

    La police espagnole estime que l'avocat Del Valle a bâti un réseau de propriétés et des sociétés-écrans dont les traces disparaissent dans des comptes offshore à Gibraltar, selon la presse.

    Un certain nombre de comptes en banque ont été bloqués, deux avions privés, un bateau et 42 voitures de luxe ont été saisies.

    Trois notaires de Marbella ont été interrogés samedi par un juge espagnol pour leur implication présumée dans ce réseau, et laissés en liberté moyennant le versement d'une caution de 50.000 euros chacun.

    L'avocat de Del Valle, Me Francisco Javier Nunez, a déclaré dimanche en fin d'après-midi que tous ceux qui avaient répondu à la convocation du juge avaient été libérés, à l'exception de Del Valle et de sa secrétaire.

    Le maire de Marbella, Marisol Yague, a déploré que cette affaire donne une mauvaise image à la ville, située au coeur de ce qui a été appelé la "Costa del Crime", réputée pour y attirer des personnages ayant eu maille à partir avec la justice et ayant fui leurs pays.

    © 2005 AFP

     

    De IBL News 14/03

    Conde-Pumpido dit que l'opération contre le blanchiment est la 'pointe de l'iceberg '.

    L'opération développée à Marbella contre le blanchiment d'argent, avec la détention de 41 personnes, est seulement la "pointe de l'iceberg", selon le trésorier général de l'État, Cándido Conde-Pumpido. Cette filière confirme, à son avis, l'invasion silencieuse des maffias ". Hier soir, le juge a ordonné la mise en prison de quatre personnes.

    Lundi, 14 mars 2005

    IBLNEWS, AGENCES

    Dans des déclarations à RNE, Conde-Pumpido a rappelé que le Ministère public avait nommé un trésorier spécial antimafia dans la Costa del Sol parce qu'ils avaient la certitude qu'en Espagne on avait installé "le monstre de la maffia internationale".

    Trois mois ensuite, Juan Carlos López Chevalier entreprend une des opérations des plus grande envergure dans la lutte contre la délinquance organisée développées en Espagne. Lui-même a signalé que "le pire reste encore à arriver".

    Conde-Pumpido s'est félicité, de même, par les résultats des recherches policières et parce qu'ils ont mis en cause "des hauts niveaux de responsabilité".

    Le cerveau présumé de ce réseau de blanchiment d'argent est l’avocat Chilien, Fernando del Valle, qui reste encore isolé dans l'attente de déclarations devant le juge. Dans les dernières heures, le titulaire de la Cour d'Instruction 5 de marbella a envoyé en prison quatre prisonniers, tous étrangers. Dans ces implications il y a trois hommes et une femme. Ils sont arrivées à aux 10:40 heures à la cours de Malaga pour déclarer.

    La partie opérationnelle du blanchiment consistait, en synthèse, à effectuer diverses opérations conjointes et parfaitement coordonnées, avec succession d’actes juridiques et de dispositions patrimoniales, afin de les dissimuler non seulement l'origine, mais le véritable propriétaire des biens et de l'argent illicitement obtenu.

    Dans l'opération policière, qui se solde par 41 prisonniers, parmi lesquels il y a trois notaires et sept avocats, des fonds dans des comptes bancaires pour un montant de 250 M€ ont été bloqués. La police est intervenue dans 251 propriétés, 42 voitures de luxe, un yacht et y compris deux avions privés.

    Après avoir découvert cette filière de blanchiment d'argent à Marbella, la femme du maire de Marbella, Marisol Yagüe, a dénoncé qu’ "on parle seulement de la ville pour des événements négatifs" et que cette situation "nuit à l'image de la localité gratuitement".

    De : http://www.20minutos.es/noticia/10820/0/libertad/cargos/marbella/

    DIXIÈME EMPRISONNÉ

    Prison pour le cerveau présumé de la filière de blanchiment d'argent de Marbella

    Redaction. 15.03.2005 - 21:55h

    Del Valle est considéré comme le cerveau de la filière de blanchiment d'argent.

    L’avocat Chilien de 57 ans Fernando del Valle Vergara, titulaire de l'étude "del Valle Abogados", est en prison comme "cerveau" présumé du réseau de blanchiment d'argent qui opérait dans la Costa del Sol. L'avocat est accusé de trois infractions : blanchiment de capitaux, atteinte aux Finances Publiques et Falsification de Documents.

    L'avocat del Valle a déclaré qu'il ne connaissait pas l'illégalité des fonds arrivés à son bureau, et a responsabilisé les institutions bancaires.

    Avec Del Valle, considéré comme le "cerveau" du réseau, ce sont dix les prisonniers qui sont emprisonnés par ordre du juge d'Instruction numéro 5 de Marbella, Miguel Angel Torres, qui a imposé une liberté sous garantie à cinq autres personnes - trois d'entre elles sont notaires - et a laissé en liberté avec des charges la majorité des 41 prisonniers, de plusieurs nationalités.

    Un autre prévenu Francisco Javier Núñez, avocat, est principal inculpé ainsi que des travailleurs de son étude, et le reste des employés de Del Valle d’une infraction de blanchiment de capitaux, tandis que la secrétaire de l'étude qui a été interrogée jusqu’à l'aube à été placée en liberté conditionnelle contre la garantie de 30.000 € Elle est accusée aussi de falsification de documents.

    Dans le bureau Del Valle , ils ont pu blanchir jusqu'à 600 M€. Ce bureau était le centre d'opérations de la filière, qui intègre plus de mille sociétés.

    L'opération, qui est encore ouverte, a commencé jeudi. Le trésorier Antimafia de la Costa del Sol, Juan Carlos López, a assuré hier que "le pire reste à arriver".

    La Policier a constaté que le bureau avait "de nombreuses connexions avec le crime organisé international et avec de nombreuses ramifications en Espagne ou à l'étranger dans des activités délictueuses graves" (trafic drogues, homicides, location illicite d'armes, kidnappings, ajustements de comptes, évasion d'impôts, fraudes boursières...).

    Hier, le trésorier général de l'État, Cándido Conde-Pumpido, affirmait que l'opération est seulement "la pointe de l'iceberg" et que dans ce type d'organisations délictueuses arriver aux "cerveaux" c’est le plus difficile, bien que dans cette opération "on ait atteint des hauts niveaux de responsabilité".

    Connexion avec Yukos

    Des nouvelles de dernière heure assurent que le Ministère public Anti-corruption a trouvé des indices que la société pétrolière russe Yukos est impliquée.

    La recherche montre le possible relation de Yukos avec la filière ; d'elle pourraient venir des fonds qui ont été transféré à une entreprise néerlandaise et ensuite ont été réinvesti dans la Costa des Sol, comme en a informé le Ministère de l'Intérieur. Yukos a réfuté hier tout lien avec cette organisation.

    Les dix mois de recherche ont éclairci qu'au moins neuf organisations délictueuses utilisaient le bureau Del Valle pour blanchir de l'argent. L'opération a été développée dans le littoral malaguènien, Cadix et Alicante. Les prisonniers sont espagnols, marocains, français, finlandais russes et ukrainiens.

    Le Ministère public Anti-corruption n'écartait pas qu'il y ait une relation "directe ou indirecte" entre l'entreprise Yukos russe pétrolière et le réseau consacré au blanchiment de capitaux découvert à Marbella (Malaga) et qu'il affecte plusieurs pays, a assuré aujourd'hui le chef fiscal de ce département, Antonio Salinas.

    "Ce qui est de Yukos il peut effectivement y avoir une certaine relation directe ou indirecte, mais non plus je ne peux pas l'affirmer", a déclaré des Salines aux journalistes à la sortie d'une réunion dans l'Audition Provinciale de Malaga avec l'antimafia fiscal de la Costa del Sol, le chef fiscal de l'Audition Provinciale et responsables policiers de la Côsta del sol.

    4 questions sur... Le blanchiment d'argent

    1 Le principe ?

    Les organisations criminelles mettent leur argent dans des lieux avec où il y a un plus petit contrôle fiscal, comme Gibraltar ou la Suisse. De là on transfère à des sociétés d'investissement fictives, qui à son tour l'investissent, principalement, dans des biens immobiliers.

    2 Comment opérait-il la filière de Marbella ?

    L'argent noir passait par l'étude Del Valle , qui était canalisée ensuite vers des sociétés par intermédiaires. De là il allait aux notaires et aux investissements immobiliers.

    3 Combien d'argent noir se déplace dans le monde ?

    Le crime organisé produit par an une masse entre 590 et 1.500 millions de dollars (entre les 2 et 5% de tout le PIB mondial), selon le FMI.

    4 Quelle est la situation en Espagne ?

    On calcule qu'il y a en opération plus de 200 groupes de crime organisé, avec environ 6.000 membres de 76 nationalités. Les organisations sont implantées, surtout, à Madrid et dans le littoral méditerranéen.

    L'Exécutif considère "presque comme terminée" l'opération Baleine Blanche: Le délégué du Gouvernement en Andalousie affirme, à deux jours des premières arrestations, que tout a été "parfaitement organisé"

    xxxxxxxxxxxxxxxxxxx

    (extrait de: http://www.diariomalagahoy.com/diariomalagahoy/)


    Des vieilles fraudes qui ressortent ! Mais le timeshare est blanc comme neige, c'est bien connu !

    De www.thetenerifesun.com le 23 Mars 2005

    Millions manquant à la sécurité sociale

    Dix-sept compagnies de timeshare du sud de Tenerife ont été accusés de fraude à la sécurité sociale sur presque 3 million d’€.

    Pour la première fois à Tenerife le bureau du procureur public appelle en renfort une équipe spéciale de Madrid pour étudier le problème de fraude.
    Les charges ont été transmises à la cour d’ Arona par le bureau anti-corruption du procureur public, qui accuse les compagnies d'escroquer le système de sécurité sociale de 2.815.301 € et de placer l'argent dans des paradis fiscaux outre mer. L'argent devait être payé à la sécirité sociale pour les contributions d'assurance nationale dues à plus de 100 ouvriers.
    La recherche a été menée pendant au moins cinq ans et le procureur public a appelé l'année dernière en juillet l'aide du sérieux peloton contre la fraude.
    Un porte-parole pour le bureau du procureur public a dit : “Ce fut un travail très lent et méticuleux, exigeant beaucoup d'efforts parce qu'il y avait besoin de démêler un réseau de 17 compagnies reliées ensemble. "Individuellement, les montants frauduleux ne se sont pas élevés mais ensemble ils constituent un cas de fraude organisée sérieuse. "Les montants frauduleux affectent non seulement beaucoup d'ouvriers Canariens qui avait l'argent déduit de leurs salaires mais aussi le système de sécurité sociale."

    xxxxxxxxxxxx



    Du journal local de Malaga " Diario Malaga Hoy" JUANA VIÚDEZ (journaliste) jeudi 17 mars 2005

    MALAGA. Contre toute prévision et après avoir connu à travers diverses sources policières que les 41 premières détentions de l'opération de blanchiment de capitaux Baleine Blanche "étaient seulement la pointe de l'iceberg", le délégué du Gouvernement en Andalousie, Juan José López Garzón, a déclaré hier que le travail policier , où il y a déjà dix personnes en prison inconditionnelle, "est pratiquement terminé". Dorénavant c'est ja justice qui prévaudra et les déclarations des personnes entendues feront apparaître de possibles pistes pour faire des rechercheset il n'a pas écarté de nouvelles détentions.
    Le principal responsable du ministère de l'intérieur en Andalousie a déclaré que l'opération, dans laquelle mardi on a impliqué deux bureaux d'avocats de la province d'Alicante, et à Cadix, il affecte "essentiellement" Malaga. Les études d'Alicante étaient filiales de l'étude DVA dont le siège est à Marbella. Son propriétaire, Fernando del Valle, est le principal inculpé dans le réseau de blanchiment d'au moins 250 M€. Del Valle, inculpé de blanchiment, infraction contre les Finances Publiques et faux documents, reste depuis mardi isolé dans la prison provinciale d'Alhaurín de la Torre. Dans ce cadre ont été aussi arrêtés trois notaires, laissé en liberté avec des charges après avoir payé une garantie 50.000 €, et de sept avocats. Il y a à peine deux jours, des sources policières signalaient que la recherche pourrait être étendue à d'autres bureaux d'avocats de la ville et à plusieurs organismes bancaires.

    L'annonce du travail policier pratiquement terminé est arrivée de manière corrélative. Le matin, le directeur général de la Police, Víctor García Hidalgo, déclarait à Almendralejo (Badajoz) qu'il restait dorénavant à cnfier l'affaire à la Justice. López Garzón l'a secondé dans une conférence de presse après une visite aux Commissariats Provinciale de Malaga à 18h.00. Il venait d'être interviewé avec des agents de l'Udyco (Unité Drogues et Crime Organisé) dans la Costa del sol, e a adressé ses licitations.

    "Cela est du au secret". Avec cette phrase, López Garzón a laissé entendre que des nouveautés sur les inspections de caisses de sécurité d'organismes bancaires effectués dans les derniers jours ou l'activité à laquelle se consacrait les neuf bandes organisations qui blanchissaient présumément de l'argent à travers l'étude de Marbella. En ce qui concerne la possibilité d'implications de personnes de corporations municipales précédentes, il a dit qu'il n'avait aucune donnée pour maintenir une telle affirmation.

    Le délégué a parlé de la manière dans laquelle on avait mené à bien l'opération policière, qui a commencé jeudi passé avec une irruption du Groupe d'Opérations Spéciales (GOES) de la Policie Nationale dans le bureau spécialisé en médiation immobilière DVA, et la détention de tout son personnel, toutes femmes.

    López Garzón a affirmé que la Policie a agi de manière "impeccable", et a indiqué que les chercheurs ont compilés des indices depuis un an et demi, qui se sont transformés en essais. "Ils ont procédé au moment opportun, quand les indices étaient suffisamment explicites pour la détention et la mise à la disposition de ces personnes aux juges", il a dit. " à aucun moment on a fait davantage de présomptions sans correspondances avec la loi".

    Il a informé qu'à 48 heures des premières détentions tout avait été "parfaitement organisé" et il a confié que l'opération laissera à l'histoire "non pour faire quelque chose de précipité ou incorrect, mais de rigidité et de sérieux professionnel" avec la participation de 125 à 150 personnes de l'Udyco (Unidad de Drogas y Crimen Organizado) dans la Costa del sol.

    L'avocat du supposé cerveau du réseau de blanchiment a assuré mardi que toutes les opérations effectuées depuis l'étude de Del Valle étaient légales et a responsabilisé les banques de ne pas contrôler la possible origine illicite de l'argent avec lequel on faisait les transferts. Ceci a suscité hier la réponse de l'Association espagnole de Banque (AEB), dont le président, José Luis Leal, a affirmé à Efe que la banque s'efforce d'éviter le blanchiment d'argent, en collaborant intensément avec les autorités, et a indiqué que peut-être la communication d'une certaine banque était le déclencheur de l'opération Baleine Blanche. Leal a nuancé que l'ensemble du système financier espagnol, qu'il représente, a conscience du problème et que les organismes communiquent les opérations suspectes tant à travers des dénonciations comme à travers les rapports automatiques au service de prévention du blanchiment.

     

    Canarias7.es - 22/04/2005
    Madrid


    La Police a arrêté un suspect impliqué dans le réseau de blanchiment dans le cadre de l'opération "Baleine Blanche". C'est un directeur d'une agence bancaire de Gibraltar, accusé de canaliser l'argent en provenance de la Russie qui, par le biais de la Hollande, a eu comme destination la Costa del Sol.
    Comme en a informé aujourd'hui la Direction Générale de la Police, les policiers du Commissariat Général de Police Judiciaire ont procédé à son arrestation alors qu'il se trouvait dans son domicile, situé dans la résidence l'Alcaidesa, la Concepción y San Roque (Cádiz).
    Cette résidence est une des 251 propriétés immobilières en cause judiciairement dans la première phase de l'opération.

    Dans l'opération "Baleine Blanche", qui reste ouverte, on n'écarte pas de nouvelles détentions. Ont été arrêtées jusqu'à présent 48 personnes.

     

    Journal Malaga Hoy

    Martes, 26 de abril de 2005, 11:37

    Prison pour un autre prisonnier dans l'opération Baleine Blanche

    Le britannique Harvey Jeffrey L., recherché au Royaume-Uni pour escroquerie dans la vente de circuits électroniques, a été accusé de blanchiment de capitaux d'infraction contre les Finances Publiques

    A MALAGA/MARBELLA, un citoyen britannique recherché pour escroquerie dans son pays est le dernier impliqué dans le réseau de blanchiment de capitaux de Marbella. Il a été emprisonné.
    Le titulaire de la Cour d'Instruction numéro 5 de Marbella, Miguel Angel Torres, a ordonné hier la prison sans garantie (caution ?) pour Harvey Jeffrey L., accusé de blanchiment de capitaux. D'après les enquêtes policières cet homme a utilisé le bureau de l'avocat marbellíen Fernando del Valle pour blanchir des capitaux venant probablement d'une série d'escroqueries commises au Royaume-Uni.
    Selon la Police, Harvey Jeffrey est présumé lié à des sociétés créées et administrées par le bureau de Fernando del Valle, que les policiers considèrent comme le centre du réseau de blanchiment dans l'opération policière Baleine Blanche.
    De même, le magistrat a déterminé (autorisé ?) aussi la mise en liberté, avec des charges identiques dans la même affaire, de Karen L., de nationalité britannique.
    Karen L. et Harvey Jeffrey L. ont été arrêtés vendredi passé en Marbella par des agents de l'Udyco, comme en a informé hier la Police, pour fraude présumée sur les finances Publiques et blanchiment de capitaux.
    Tous les deux avaient été dénoncés au Royaume-Uni dans plusieurs escroqueries commises dans la vente de circuits électroniques. Fin 2001 la Police de leur pays avait perdu leur piste, elle a été retrouvée dans la Costa del Sol. Le montant de cette fraude, selon les informations officielles de la Police, se monte "à plusieurs centaines de milliers d'€."
    Les déclarations des deux suspects ont eu lieu tout au long de la matinée d'hier à Marbella, après qu'ils aient passé le week-end au Commissariat Provincial de Malaga.
    Jusqu'à présent, le juge Miguel Angel Torres a décidé une prison préventive pour une douzaine de suspects dans l'opération Baleine Blanche.
    Avec Fernando del Valle, le personnel de son étude de Marbella, cinq investisseurs étrangers dans la Costa del Sol, et Bernardo Mario Blanco, directeur financier de la société immobilière Alleerton, et créateur des résidences Regencia Alcaidesa Playa et La Villa de Cadix, ces deux dernières étant soupçonnées d'avoir été construites avec des capitaux d'origine obscure.


    MALAGA Hoy, Mise à jour | jeudi, 12 mai 2005
    Escroquerie immobilière

    Un homme est arrêté suite à une vente d'une promotion fictive à Cártama
    Malaga.
    Ce dernier week-end des agents du groupe de Fraudes des Commissariats Provincial ont arrêté dans l'aéroport de Malaga un citoyen britannique qui vendait frauduleusement des logements d'une urbanisation à Cártama qui n'étaient pas construits. Des sources policières estiment que ses victimes sont principalement étrangères et que le suspect pourrait avoir rassemblé quelque 300.000 €.
    Ian Jack S, de 55 ans, était responsable d'une entreprise qui annonçait par internet l'Urbanisation Parque Paraiso, située au kilomètre 3 de la route autonome A-355 de Cártama à Coín
    La page publicitaire montrait une urbanisation déjà effectuée, avec des rues goudronnées, l'électricité mise, la plantation d'arbres... Les prix oscillaient entre 76.000 euros pour des maisons de deux chambres et 86.000 pour des logements de trois. Le britannique demandait au client de payer une avance de 15% et deux paiements à l'avance.
    Un couple britannique est arrivé à créditer 11.700 euros pour une maison de trois chambres qui aurait du être livrée l'année passée, mais après la campagne de promotion, ce couple ne pouvait plus contacter personne.
    Devant la possibilité d'une nouvelle escroquerie immobilière, les policiers ont contacté la Mairie de Cártama, et la Délégation Provinciale du Bureau des conseillers des Oeuvres Publiques et Transports de l'Assemblée d'Andalousie. Selon l'information demandée, l'entreprise représentée par Ian Jack S, appelée Applied Networks, "n'aurait pas droit a une telle vente, parce que le projet n'était pas approuvé et aurait été refusé probablement par l'Assemblée". Actuellement le projet en projet devant l'Assemblée d'Andalousie, appartient à l'entreprise de Malaga Equilibrio S.L., Sayward, et n'a aucun lien avec Applied Networks. <>

    Le prisonnier n'a pas d'antécédents en Espagne, bien qu'en effet il ait été arrêtés en Grande-Bretagne à plusieurs occasions pour 14 escroqueries, quatre vols, et une infraction en rapport avec les autorités de justice, entre les années 1974 et 1994. Ian Yack S a été mis à disposition de la justice. <>

     

    Sur la corruption en Espagne.


    Bruxelles réclame à l' Espagne 134 million pour fraude sur les subventions
    La Commission Européenne constate de plus "de graves déficiences dans le système de contrôle"

    RICCARDO M. DE RITUERTO - Bruxelles

    EL PAÏS - Espagne - 30-04-2005

    Le Gouvernement espagnol aura à compenser à la Commission Européenne pour 134,48 millions d'euros suite à des paiements frauduleux dans la production du lin et du chanvre dans les récoltes entre 1997 et 2000. La somme de 113,40 millions, montre "une grave déficience dans le système de contrôle et de fraude généralisée" en 1999 et 2000, avec un retour exigé de 100 % des subventions, sanction ayant très peu de précédents. Le gouvernement espagnol n'aura pas à débourser les quantités parce que Bruxelles les déduira directement des paiements agricoles futurs qu'il doit réaliser. "L'argent des contribuables européens doit être utilisé convenablement", a déclaré, dans un communiqué, le commissariat à l'Agriculture, Marianne Fischer Boel. "La Commission n'est pas disposée à transiger sur ce sujet et elle continuera à prendre des mesures strictes pour en finir avec les abus et la négligence dans les contrôles".

    Des "exemples irréfutables de négligence" c'est ce que les inspecteurs de la Commission ont trouvé dans la manière dont les subventions ont été utilisées dans la production du lin en Espagne pour les récoltes de 1998-99 et 1999-2000. En conséquence, les 113,40 millions de ces deux années, disparues du fait "de graves déficiences dans le système de contrôle, et des fraudes", doivent être réintégrés auprès de la CE dans leur totalité : une mesure extraordinaire. Un seul cas est connu à la Commission il y a quelques années, quand des quantités "de quelques millions d'euros" ont été " utilisées " pour élevage de bovins en Corse.

    La justice espagnole a déjà enquêté sur la fraude dont parle la Commission, et l'été dernier Nicolas López de Coca a demandé un an de prison, dans le cadre de la lutte anticorruption, et une amende de 144.242 euros ; elle a désigné spécialement l'ex-directeur général du Fonds Espagnol de Garantie Agraire, pour son implication dans un délit présumé de trafic d'influences, dirigé essentiellement en vue de favoriser des proches. Le procureur a aussi sollicité des peines de sept mois à trois ans de réclusion pour 18 agriculteurs ou des transformateurs de lin qui ont reçu des millions frauduleusement, venus des subventions européennes en Espagne depuis1992 ….

    La déficience dans les contrôles sur la production subventionnée de lin a aussi existé dans les deux campagnes qui ont suivi, mais Bruxelles ne les considère pas aussi étendues et demande seulement à compenser 25 % pour1997 et 1998. De tels manques, joints à d'autres informations dans la production de chanvre, ont entraîné des demandes de retours obligés de 10 % et de 25 %, selon des années, s'y ajoutent 21,08 millions de sanction.

    Au total, ces 134,48 millions, plus les 430.000 euros relatifs aux paiements du secteur platane, ainsi que d'autres mesures dans le secteur forestier, où des insuffisances ont été détectées, seront déduits par la Commission pour l'avenir dans le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC).
    "Les agriculteurs ne cesseront pas de recevoir les quantités promises, mais ce sera le Gouvernement espagnol qui devra couvrir la différence", a remarqué hier un porte-parole de la Commission.

    L'EXÉCUTIF communautaire réalise de l'ordre de 200 audits annuels dans chacun des Vingt-cinq pays, et considère que les Gouvernements sont les responsables de la gestion des fonds reçus de Bruxelles ; elle récupère ceux qui n'ont pas été réalisés conformément aux normes communautaires.

    L'Espagne est montrée à cette occasion comme ayant abusé des fonds de la PAC, de même l'Italie (avec 68,71 millions de dépassement des quotas établis pour la production d'huile d'olive), et la Grèce, pour laquelle 25,36 millions d'euros sont réclamés pour soupçons de détournements des subventions allouées aux terres cultivables.


    LEVANTE. El Mercantil Valenciano.
    Miercoles 25 de Mayo de 2005-05-26

    EUROPOL : Un Hollandais arrêté pour avoir escroqué 70 touristes avec des biens immobiliers en temps partagé.

    La Police a arrêté à Madrid un Hollandais qui a escroqué plus de deux millions d'euros à plus de soixante-dix allemands en encaissant des commissions importantes de la part des titulaires de droits de jouissance d'appartements en multipropriété en faisant des reventes fictives.

    Europol étudie un processus d'action commune à l'intérieur de l'UE pour en finir avec ces pratiques qui avaient déjà permis d'identifier six autres Hollandais, dont trois ont été aussi arrêtés. Pour ce qui concerne l'Espagne, ces activités avaient lieu dans diverses localités, on en trouve des traces à Valence, en Murcie, à Barcelone, à Grenade, à Séville, à Cadix et à Las Palmas, entre autres provinces.

     

     

    Actualité dans la province de Valencia (internet le 31-5-05)

    (les aventures d'Acha Espinosa...)

    L'administrateur de Gardina a été arrêté pour une escroquerie de 1,2 millions


    L'administrateur de l'entreprise Gardina Inmuebles, qui a été dénoncé par des centaines de valenciens pour escroquerie présumée, avait déjà été arrêté il y a cinq ans par une fraude de 1,2 millions d'euros. L'entrepreneur a trompé des centaines de touristes français, à qui il vendait des faux séjours d'une semaine dans les appartements de Dénia pour à peu près 60.000 euros.

    L'administrateur de Gardina Inmuebles, l'entreprise qui est présumée avoir escroqué des centaine de valenciens avec l'affaire de la multipropriété, est connu de la Justice.

    Comme Vocento a pu le vérifier, il y a cinq ans, l'homme, qui répond aux sigles de J. L. A. E., et un compagnon, avaient été arrêtés à Dénia par la Police Nationale.

    Les policiers l'accusaient d'être à la tête d'un complexe qui escroquait des touristes français avec la vente de biens immobiliers en temps partagé. Pour cela il disposait des entreprises Carleduar, Aldekogaraza, Toutatis et Turyvac. Dans au moins l'une de ces firmes, J. L. A. E. figurait comme administrateur unique,soit la même fonction qu'il occupe dans Gardina Inmuebles depuis le 5 octobre passé. (il s'agit à n'en pas douter de Acha Espinosa arrêté en 2000 avec sa compagne)

    José Antoine Méndez, gérant de l'Organisation du Temps Partagé l'Européenne (OTE), a confirmé hier l'identité de l'administrateur des entreprises anciennes et a remarqué qu'aucune d'entre elles ne fut jamais associée à "notre organisation".

    À ce qu'il semble, les deux détenus en 2000 s'occupaient de contacter par téléphone les touristes français qui étaient déjà propriétaires de séjour dans un régime de multipropriété. Ainsi, en mettant à profit le fait qu'ils connaissaient déjà cette modalité de vacances, on leur offrait la possibilité d'acquérir d'autres périodes dans les appartements que ces entreprises avaient dans la localité de Dénia.

    Le montant de ces vacances était d'environ 60.000 euros, que les clients remettaient en chèques bancaires. Quand les compagnies citées touchaient l'argent, elles avertissaient le client du fait que des problèmes avaient surgi. Alors, si le client essayait de récupérer son argent, elles lui donnaient un billet à ordre non approvisionné.

    Avec ce système, ils sont arrivés à tromper une centaine de touristes français et se sont emparés de 1,2 millions d'euros (200 millions de pesetas).

    Cinq ans après, J. L. A. E. est présumé à nouveau d'escroquerie avec la nouvelle entreprise Gardina Inmuebles où il figure comme administrateur unique depuis le 5 octobre de l'année passée quand J. LL s'est mis à être mandataire. À ce qu'il semble, selon quelques entrepreneurs de la zone de ses agissements le suspect se trouverait au Costa Rica.

    (Cette affaire que nous connaissons bien est racontée d'une façon très approximative ! Ainsi Acha Espinosa (A E), principal accusé de l'affaire Aldekogaraza, Carleduar..., avait repris des activités sous le nez de la juge Alabau Marti et de la police, au moment où la justice s'interrogeait sur la solvabilité des accusés....Et quand Acha Espinoza a senti le vent tourner, il est parti au Costa Rica...Bravo encore une fois pour la justice espagnole et pour la cabinet Ayela qui devaent suivre l'affaire. On ne peut faire meilleure démonstration de l'impunité laissée aux escrocs)

     


    De Malaga HOY
    Mise à jour | vendredi, 03 juin 2005.Opération baleine blanche (Suite)
    Del Vale passe devant le juge et sollicite la liberté provisoire
    L'avocat, principal impliqué dans Le réseau de blanchiment d'argent, a donné hier sa version des faits après être resté en prison depuis mars
    Marbella.



    Le Chilien Fernando Del Vale, principal inculpé dans l'opération Baleine Blanche et en prison depuis le mois de mars, a été entendu hier par le juge instructeur du cas, Miguel Angel Torres, dans la Cour d'Instruction numéro 5 de Marbella. Le titulaire de l'étude, qu'on considère comme le cerveau du réseau consacré au blanchiment de capitaux dans la Costa del Sol, a refusé de déclarer quoi que ce soit,quand il a été arrêté parce qu'il ne se trouvait pas en bon état physique mais anémique, après avoir été isolé pendant cinq jours dans le commissariat, selon Javier Núñez, un des avocats de Del Vale.
    Après trois mois, et à la demande de la défense, cet inculpé a fait une déclaration pendant plus de quatre heures, comme le rapporte Horacio Oliva, un autre avocat qui s'occupe de la défense du Chilien. Pendant sa comparution, à laquelle a aussi assisté le trésorier Antimafia de Malaga, Juan Carlos López Caballero, Del Vale s'est montré tranquille et a rapporté "avec luxe de détails" comment il a développé sa trajectoire professionnelle à Marbella depuis qu'elle a commencé, il y a 30 ans.
    Après sa déclaration, ses avocats ont annoncé qu'aujourd'hui ou lundi prochain, ils remettront un document au juge en sollicitant la liberté provisoire pour leur client. "Nous ne considérons pas nécessaire qu'on adopte une mesure préventive parce que Del Vale ne va pas s'enfuir face à la Justice puisque sa famille réside à Marbella, et qu'il ne va pas interrompre son travail parce que son intention est de démontrer qu'il est innocent ".
    En outre, la défense a rappelé qu'elle a présenté un recours devant l'Audition Provinciale de Malaga pour la nouvelle prorogation qu'a décrétée le juge pour le secret de la procédure. "On ne doit pas élargir autant parce que l'enquête a été ouverte il y a une année et ces retards ne sont pas justifiés parce qu'ils causent un préjudice grave à la défense", a commenté Núñez. Dans la même ligne Olivera a insisté sur le fait que la nouvelle prorogation suppose "un manque de respect des garanties qu'établit la Constitution", puisque son client "ne connaît pas encore quelles charges on lui impute". ( !)
    Del Vale est une des douze personnes qui restent en prison par leur implication présumée dans un réseau international de blanchiment de capitaux. Dans les prisonniers il y a des personnes de nationalité espagnole, marocaine, israélienne, française, finlandaise, russe et ukrainienne. Selon les premières estimations du Ministère public Anti-corruption, l'argent blanchi pourrait dépasser les 250 millions d' EUROS.

     

     

    DIARIO MALAGA HOY
    Actualisation | mardi 14 juin 2005, Deux nouveaux détenus dans l'opération Baleine Blanche

    La police arrête un citadin finnois ayant des antécédents pour une fraude de 8 millions d'euros et un autre d'origine marocaine répondant à un ordre d'extradition pour trafic de drogues dans l'affaire de blanchiment d'argent.

    Un citadin finnois et autre un Marocain ont été arrêtés par la Police dans la province de Malaga dans l'opération Baleine Blanche pour sleur relation présumée avec le réseau du blanchiment de capitaux sur la Costa del Sol. Les deux ont été envoyés en prison sur ordre du titulaire du Tribunal d'Instruction N° 5 de Marbella, Michel Ángel Torres, chargé d'instruire le dossier
    Le premier d'eux, Aimo Veikko V, de 64 ans, a été arrêté la nuit, vendredi, à Fuengirola. Selon des sources proches de la Section de Délinquance Économique et de Blanchiment de Capitaux du Commissariat Provincial, la détention s'est produite suite à son action dans le réseau auquel il prêtait ses services financiers au cabinet d'avocats DVA de Marbella, dirigée par l'avocat chilien Fernando del Valle, aussi en prison. Le détenu, suspecté se servait du bureau pour canaliser ses activités sur la Costa del Sol. Aimo Veikko V a été déjà condamné en Suède pour fraude fiscale pour un montant proche des 8 millions d'euros. Selon la Police, il pourrait blanchir cet argent au travers du réseau concerné par l'enquête
    Dans le cadre de cette opération on a aussi arrêté il y a quelques jours à Alhaurín de la Torre le citoyen marocain Munir M., de 38 ans, contre qui pesait un ordre international d'arrêt expédié par les autorités françaises pour importation de grandes quantités de drogue dans ce pays depuis le Maroc.
    "C'était l'un de nos buts depuis le début", commentaient hier des sources policières. "Bien que nous ne le considérions pas prioritaire ; quand nous avons tiré l'écheveau, nous avons connu et déterminé son rôle dans ce dernier", ont -ils déclaré.
    Selon le communiqué public d'hier fait par le Commissariat Provincial, Munir M. se servait des services sociaux et des financiers, qui lui étaient ouverts par le cabinet d'avocats de Marbella pour que ses gains illicites se convertissent en argent légal.
    Dans l'opération Baleine Blanche ont été arrêtées jusqu'à ce jour plus d'une centaine de personnes de plusieurs nationalités pour leur implication présumée dans ce réseau, qui a blanchi depuis Marbella plus de 250 millions d'euros. Parmi les détenus figurent Fernando del Valle, considéré comme le "cerveau" du réseau - qui a recommencé à témoigner le 2 juin devant le juge instructeur de l'affaire- et trois notaires.
    Dans le cadre de l'opération, des perquisitions ont été pratiquées à Alicante, à Sotogrande (Cadix) et à Estepona, Marbella et Mijas (Malaga) et plus de 250 propriétés sur la Costa del Sol ont été contrôlées ainsi que plus de quarante véhicules de haute gamme. Dans l'investigation ,des juges et des procureurs d'autres pays collaborent, dont la France, la Hollande, la Russie, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada.
    Récemment, le juge a prorogé le secret des procédures des investigations. Malgré le secret, on a appris que celles-ci se ont débuté en mai 2004 après que les agents aient demandé au juge les diverses conversations téléphoniques qui ont motivé l'ouverture préalable du dossier.

     



    Actualización | domingo, 19 de junio de 2005,
    Liberté refusée à un prisonnier dans le cas Baleine Blanche
    La défense d'Irina G, partenaire unique de deux entreprises sans activité, a demandé son élargissement



    Malaga.
    L'Audition Provinciale de Malaga a émis un arrêt dans lequel elle refuse la mise en liberté d'une femme emprisonnée dans le cadre de l'opération Baleine Blanche, pour sa relation présumée avec le réseau consacré au blanchiment de capitaux dans la Costa del Sol. De source judiciaire on a indiqué que le tribunal de la Section 8 a rejeté le recours présenté par la défense d'Irina G, partenaire unique de deux sociétés sans activité, qui demandait son élargissement sans garantie ou avec garantie.
    Le Ministère public de Malaga s'est opposé en disant que la femme a pu commettre des fraudes auprès des Finances publiques et du blanchiment de capitaux. Le recours a été présenté contre l'arrêt de mise en prison donné le 14 mars par la Cour d'Instruction numéro 5 de Marbella.
    Dans cette même opération ont été arrêtées jusqu'à présent une centaine de personnes de plusieurs nationalités pour leur implication présumée dans ce réseau, accusé de blanchir plus de 250 millions d' EUROs d'activités illicites. Parmi les prisonniers figurent le titulaire de l'étude DVA, Fernando del Valle, qu'on considère comme le "cerveau" du réseau, et trois notaires. On a en outre pratiqué des perquisitions à Alicante, Sotogrande (Cadix) et à Estepona, Marbella et Mijas.

     

    Diario Malaga Hoy, mardi, 21 juin 2005,
    Opération|AVISPA. La Police croit que la maffia russe est arrivée à Malaga il y a trois ans

     


    Malaga. La Police considère comme étant sûr que cela fait déjà trois ans que la maffia russe s'est installée sur la Costa del Sol avec l'objectif de blanchir les capitaux engendrés par des activités illégales développées dans les pays de l'ex Union soviétique et son aire d'influence. L'un des aspects que les enquêteurs font ressortir est qu'elles faisaient des "achats illicites".De fait, la société Sun Invest, propriétaire d'un terrain de 16.000 mètres et qui avait déjà obtenu le permis de construire de 38 pavillons entre Benalmádena et Fuengirola, était connue pour son insistance persistante à acheter des terrains et des biens dans la zone. Parmi les cinq détenus dans la province de Malaga figure un citadin hollandais qui a acquis une propriété dans la zone Nueva Andalucía "depuis des années", selon les sources policières consultées. Cet homme occuperait l'un des premiers postes dans l'organisation, alors que les autres arrestations, dans Marbella, Torremolinos, Fuengirola et Benalmádena étaient considérées comme des intermédiaires. Les fonds étaient canalisés à travers des sociétés patrimoniales constituées en Espagne. Parfois des prête-noms locaux cherchaient à aplanir les soupçons qu'elles pouvaient engendrer. Dans les investigations réalisées sur la Costa del Sol l'usage de compagnies ayant un siège dans des paradis fiscaux pour effectuer les malversations n'a pas été détecté , bien que ce soit le cas pour canaliser les flux d'argent. Au moyen de ces compagnies, ces individus avaient acheté surtout des biens immobiliers, des chaînes de restaurants et de bars, considérés comme un moyen efficace de blanchiment, des véhicules de luxe, des bijoux et beaucoup d'oeuvres d'art. La Police a informé hier que dans l'opération nommée la Guêpe contre la maffia russe, 28 personnes ont été arrêtées en Catalogne, à Alicante et à Malaga. Parmi celles- ci 22 sont considérées comme importantes ou responsables.
    Dans l'ensemble il y a eu 41 contrôles de demeures, d'entreprises et d'expéditions professionnelles ( dont six à Malaga, Marbella, Fuengirola, Benalmádena et Torremolinos) et 800 comptes courants ont été bloqués dans 42 organismes bancaires différents. En ce moment la Police essaie de déterminer les quantités d'argent dans les comptes contrôlés, alors qu'ont été aussi confisqués en espèces 232.982 euros, 11.524 dollars, 100.000 euros en billets à ordre, et 20.000 en chèques de voyage et 16.200 en chèques. On a aussi confisqué 42 véhicules, tous de grande cylindrée, dont les marques Bentley, Mercedes, Porsche, Jaguar et BMWEn ce qui concerne les propriétés immobilières contrôlées, la Police précise simplement qu'elles ont été "très nombreuses", les propriétés rustiques et urbaines ayant été placées sous embargo préventif dés que la police s'est doutée qu'elles avaient été achetées par la maffia russe avec des capitaux de provenance illicite.. Parmi elles, il y a un terrain vague de 16.221 mètres, situé au coeur de la Costa del Sol, entre Benalmádena et Fuengirola, où la société Sun Invest promouvoit l'urbanisation "Les Eucaliptus" (Los Eucaliptus), composée de 38 pavillons. De plus de nombreux pavillons de luxe situés sur la Costa del Sol, contiennent pour certains d'entre eux des chambres blindées. Les sources consultées ont fait remarquer que l'usage de chambres blindées est une pratique fréquente pour garder des bijoux, une documentation compromettante ou des oeuvres d'art de grande valeur, ce qui est une autre formule plus utilisée par les réseaux organisés pour le blanchiment de capitaux. La Police considère que ce coup contre la maffia russe est le plus important qui ait été fait en Europe jusqu'à présent par "l'importance des personnes détenues" et l'amplitude du dispositif policier, qui a mis en oeuvre la participation de plus de 400 agents de 11 localités de Malaga, d'Alicante et de la Murcie.

    Diario Malaga Hoy Actualización | sábado, 25 de junio de 2005, 06:31

    Une femme arrêtée dans l'opération Baleine Blanche.
    Avec cette arrestation le nombre total d'incarcérations du réseau de blanchiment de capitaux s'élève à 53
    Malaga.

     

    La Police a arrêté à Marbella une femme dans l'opération Baleine Blanche, ce qui élève à 53 les arrestations de membres présumés du réseau consacré dans la Costa del Sol au blanchiment d'argent du trafic de drogue. La prisonnière identifiée comme Yolanda V.M., Espagnole de 28 ans et résident à Marbella, agissait comme administrateur- prête-nom du complexe créé par l'étude de José Luis del Valle, considéré comme le cerveau présumé du réseau de blanchiment. Finalement, et après avoir fait une déclaration à la cour de Marbella, elle a été mise en liberté sous garantie.
    Yolanda V.M. est, en outre, la compagne sentimentale de Otham S.I, qui a été arrêté jeudi passé à la demande de la Cour d'Instruction numéro 5 de Marbella, comme en a informé hier la Direction Générale de la Police.
    Le réseau à priori dirigé par l'avocat marbellien José Luis del Valle est impliqué dans le blanchiment de plus de 250 millions d'€.
    Au cours de l'opération Baleine Blanche, qui a commencé il y a dix mois à Marbella, la Police a arrêté 53 personnes de différentes nationalités, a bloqué de nombreux comptes bancaires et est intervenue dans 251 propriétés immobilières de la Costa del Sol, deux aéronefs et d'un bateau.

     

    Actualización | lunes, 26 de septiembre de 2005, 18:25

    Le jugement du cas la " Baleine Blanche " sera transféré à Grenade. Marbella.

    Le juge d'instruction N° 5 de Marbella, Michel Ángel Torres, chargé du cas " Baleine Blanche ", la plus grande opération en Espagne contre le blanchiment d'argent, sera nommé dans un autre tribunal à Grenade dans les jours qui suivent.

    Torres Segura qui était depuis deux ans dans ce tribunal marbellíen a instruit ce cas, dans lequel aété pratiquée une centaine d'arrêts de personnes de plusieurs nationalités, dont trois notaires et des avocats, et qui a conduit en prison une dizaine d'inculpés impliqués dans le réseau de blanchiment d'argent de plus de 250 millions d'euros à Marbella. Le juge joint une lettre pour aider le titulaire désigné dans le volume de travail engendré, il rendra compte au tribunal.

    Dans l'investigation ont collaboré des juges et des procureurs de France, de Hollande, de Russie, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, des États-Unis et du Canada et l'opération a nécessité une intervention dans plus de 250 propriétés sur la Costa del Sol.

    La Cour Provinciale de Malaga a révoqué il y a quelques jours le mandat d'arrêt inconditionnel contre l'avocat chilien Fernando del Valle, emprisonné comme "cerveau" présumé du réseau.

    (bravo à la justice espagnole qui va ainsi faciliter le départ à l'étranger du principal inculpé..)

     

    Une actualisation | un mardi, le 27 septembre 2005, 17:17

    Le cerveau supposé du cas la Baleine Blanche paie la caution et sort de la prison

    Ferdinand del Valle près de sa femme, hier, dans Albolote

    Del Valle sort de prison après avoir payé 600.000 euros

    málaga.

    L'avocat Ferdinand de la Vallée, un titulaire du bureau Del Valle emprisonné comme cerveau présumé d'un réseau de blanchiment d'argent de la Costa del Sol dans le cas la Baleine Blanche, est sorti hier de la prison une fois créditée, la caution imposée par l'Audience Provinciale de Malaga.

    L'avocat chilien a abandonné à 16.05 la prison d'Albolote (Grenade), où il restait emprisonné; l'attendaient, sa femme et son l'avocat, Javier Núñez plus deux hommes.

    Visiblement ému et avec un bonne apparence physique, Del Valle n'aé pas fait de déclaration aux journalistes qui attendaient sa sortie. Il a payé les 600.000 euros de caution que lui a imposé l'Audience de Malaga.

    Del Valle a parcouru avec 'un fonctionnaire le pavillon principal de la prison jusqu'à l'entrée, où sa femme l'attendait et c'est avec celle qu'il est sorti du centre pénitentiaire, et il a marché avec deux valises et une housse de guitare.

    Son avocat, Javier Núñez, a expliqué hier que la caution a été payée en espèces et a il remercié la collaboration de plus d'une centaine d'avocats, en majorité de Marbella. Núñez, avait réussi à obtenir un aval hypothécaire, mais finalement le magistrat a déclaré que l'on pouvait uniquement donner la caution en espèces.

    Durant la dernière semaine la famille et la défense de l'accusé se sont employées à réunir l'argent. Selon Núñez, les avocats qui ont collaboré ont vu dans l'opération la Baleine Blanche "une opération politique", tandis que les circonstances ont favorisé la naissance "spontanée" d'une association de défense de Del Valle. Selon l'opinion de l'avocat, "tous seront présents" pour qu'il ait un juste jugement.

    Del Valle devra quotidiennement comparaître devant le tribunal dès qu'il sera sorti de la prison, dans laquelle il était depuis que le juge d'instruction de Marbella, Michel Ángel Torres Segura, l'avait fait mettre en prison le 15 mars passé.

    Le cas la Baleine Blanche est considéré comme la plus grande opération en Espagne contre le blanchiment d'argent, avec cent détenus de toutes nationalités, dont trois notaires et plusieurs avocats. Ce réseau aurait blanchi dans Marbella plus de 250 millions d'euros.

    Le ministre de l'intérieur, José Antoine Alonso, a dit il y a déjà quelques jours que l'opération n'est pas fini, puisque la Police continue de travailler et dans l'avenir il sera démontré que le blanchiment concernait au moins 350 millions d'euros.

    Cette opération a requis l'intervention dans plus de 250 propriétés sur la côte du Soleil et nécessité l'investigation des juges et des procureurs d'autres pays comme la France, la Hollande, la Russie, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada.

    Précisément, le juge se déplacera dans les jours suivants à Grenade.

     

    Diario Malaga Hoy , le 29/9/2005

    Levée partielle du secret du cas " Baleine Blanche "

    MALAGA.

    Le titulaire du Tribunal d'Instruction un N°5 e Marbella, Michel Ángel Torres, a informé hier de la levée partielle du secret concernant l'opération la Baleine Blanche. L'affaire a été soumiseà un secret procédurier pendant plus d'un an, depuis qu'ont commencé les investigations en 2004.

    De plus, après la mise en liberté mardi de la citadine ukrainienne Irina Goulko, restent uniquement en prison préventive pour blanchiment de capitaux six des 12 personnes qui ont été emprisonnées. Parmi celles-ci figurent Bernardo Mario Blanco, le directeur financier d'Alleerton Holding, la société de l'avocat Fernando del Valle qui a promu les deux complexes urbains Alcaidesa, à Cadix, contrôlés par le juge. Aki Johannes Kujala reste en prison. Le Finnois a participé à l'une des plus grandes opérations d'acquisition de terrains réalisée sur la Costa del Sol. Àu travers de la société Royal Marbella Estates, il a vendu à une promotrice la propriété La Parrada à Manilva pour 160 millions d'euros.

    Le tunisien Maborouk Rodhane a déjà six mois de prison préventive. Il y a trois Français, un Marocain et un Finnois dans cette situation.

     

     

    DIARIO MALAGA HOY

    samedi, 01 octobre 2005 07:05

    Intervention sur presque trois millions de EURO

    Un réseau de blanchiment lié à Baleine Blanche tombe

    L'Agence Fiscale et la Police arrêtent cinq personnes d'un groupe dont la structure a été conçue semble-t-il depuis les mêmes bureaux


    Malaga.
    l'Agence Fiscale et la Police Nationale ont désagrégé un groupe organisé consacré au blanchiment de capitaux sur la Costa del Sol, avec la détention cinq personnes et l'intervention sur des biens d'une valeur de presque trois millions de EURO. Une partie de la structure des sociétés dont le groupe se prévalait est présumée avoir été conçue depuis les bureaux en rapport avec l'opération Baleine Blanche.

    Cette nouvelle opération, appelée Pascua (Pâque), a été développée à Marbella, San Pedro Alcántara, Benalmádena et Madrid par l'Udyco-Costa del Sol et par les fonctionnaires de la Délégation de l'Agence Fiscale de Malaga, comme en a informé la Direction Générale de la Police à travers un communiqué.

    L'opération a démarré en mars passé avec la recherche d'un cadre d'entreprise, apparemment consacrée à la vente de téléphonie et appareils informatiques. Les partenaires de ces entreprises étaient les mêmes que ceux d'un ensemble de sociétés patrimoniales titulaires de propriétés immobilières à Madrid et Marbella, ainsi que de bateaux et de véhicules de luxe. Ainsi, les cinq personnes ont été arrêtées pour des infractions présumées de blanchiment de capitaux, infraction contre les Finances Publiques et trafic illicite de véhicules. De même, on a pratiqué des saisies dans des urbanisations de luxe de Marbella, Benalmádena et Madrid et on est intervenu sur un bateau évalué un million d'EURO, un immeuble de 1.6 millions d'EURO, trois véhicules de luxe et quatre pistolets.

    La recherche a permis de découvrir que P P, citoyen français d'origine algérienne, avait constitué plus de 20 entreprises qui, contrôlées par lui-même ou par des prête-noms, étaient de façon présumée utilisés pour blanchir une grande partie des bénéfices. Le trafic de devises de ce groupe durant les dernières cinq années avoisine les 50 millions d'EURO.

    En outre, on a découvert la relation de P P avec un groupe organisé démonté l'été passé, consacré à l'introduction en Espagne de véhicules volés dans l'UE en falsifiant la documentation. On n'écarte pas nouvelles détentions et interventions.

     

     

    Mise à jour | dimanche, 02 octobre 200521:00

    Le principal individu arrêté a commencé à forger le cadre de ses sociétés en 1992


    Le réseau de blanchiment plaçait dans ses entreprises 250 millions
    Le groupe conduit par le français Pierre Pascual a été conçu dans le bureau de Fernando del Valle, cerveau présumé de Baleine Blanche

    Bureaux de l'étude d'avocats de del Valle pendant l'opération Baleine Blanche.

    Malaga.

     


    Pierre Pascual, d'origine franco algérienne, s'est installé sur la Costa del Sol il y a des années. Avec chalet à Marbella, et bateau dans le port sportif, il était à la tête d'un réseau d'entreprises, dont l'activité principale était la commercialisation et la distribution d'appareils de téléphonie. Il y a plusieurs années la Police a fait des investigations sur ses activités patronales mais n'a rien trouvé.

    Arrêté vendredi passé, avec trois autres personnes dont sa compagne sentimentale Solagne Benigna de Maghalaes, les investigateurs le mettent en rapport maintenant avec un réseau de recel, blanchiment de capitaux et fraude de TVA.

    Apparemment, ces activités étaient commises par le biais d'un groupe d'entreprises, dont le réseau et l'organisation avaient été conçue dans le bureau de l'avocat Fernando del Valle , considéré comme le cerveau présumé du réseau de blanchiment désagrégé dans l'opération Baleine Blanche.

    Les sociétés ont facturé pendant les dernières années 250 millions d'EUROS. Dans la même période, on a aussi détecté un trafic de devises qui atteint les 50 millions d'EUROS.

    La Police a informé hier qu'une partie de cet argent est d'origine inconnue ou illicite.

    L'opération, connue comme opération Pascua, a été menée à bien par des agents de l'Udyco de la Costa del Sol et les fonctionnaires de la Délégation de l'Agence Fiscale à Malaga.

    L'opération a été développée à Marbella, Benalmádena et Madrid et s'est conclue avec les quatre arrestations et la confiscation de quatre armes à feu, du bateau Gargantón évalué un million d'EUROS, trois véhicules de grosse cylindrée de marque Audi, Porshe et Bentley, évalués en 240.000 EUROS, et 16.500 EUROS en espèces. On est aussi intervenu sur un immeuble évalué à 1.6 millions d'EUROS.

    Les premiers soupçons sur les activités probablement délictueuses qui se développaient sur la Costa ont été trouvés au mois de mars passé, quand il y eût des recherches par une cinquantaine de personnes dans l'opération Baleine Blanche contre le blanchiment de capitaux.

    Des soupçon ont alors pesé sur les compagnies consacrées à la vente de téléphonie fixe et mobile et d'appareils informatiques et il a pu être vérifié que les partenaires de ces entreprises étaient les mêmes que ceux d'un ensemble de sociétés patrimoniales titulaires de biens immobiliers à Madrid, Marbella et Benalmádena, ainsi que de bateaux et véhicules de luxe.

    La Police a aussi indiqué que Pierre Pascual, de 48 ans, et sa compagne avaient créé plus de 20 sociétés qui étaient probablement utilisées pour blanchir de l'argent.

    Pierre Pascual a entamé son activité patronale en 1992, en constituant progressivement les entreprises contrôlées par lui-même ou par une troisième personne. Bien qu'au niveau des sociétés , celles consacrées à la distribution de téléphonie et informatique étaient favorisées, on en a aussi localisé d'autres qui sont consacrées à l'achat et à la vente de terrains et biens immobiliers et de ce qui relève des activités nautiques. Concrètement, la Police a informé qu'elle a mené à bien des perquisitions dans la société American Sport Fishing Yachts, dont le siège est à Puerto Marina, à Benalmádena.

    Les chercheurs soutiennent que ce franco -algérien utilisait toujours des prête-noms et des sociétés écrans pour mener à bien ses affaires "dans le but de masquer l'origine réelle de tous les bénéfices obtenus".

    Il spécifie en outre que c'était Solagne Benigna de Maghalaes qui se chargeait de gérer les affaires et était responsable de se mettre en rapport avec les organismes bancaires, "en figurant dans les entreprises comme partenaire, fondé de pouvoir, administrateur" ou personne autorisée à opérer avec les comptes bancaires.

    De plus, les prête-noms utilisés par les sociétés écrans étaient parfois des familiers de Solagne Benigna.

    Dans les recherches est apparue une autre voie d'investigation qui lie Pierre Pascual avec un groupe organisé lié au trafic illicite de véhicules.

    L'organisation a été démontée l'été passé à Huelva, et il s'occupait d'introduire en Espagne des véhicules volés, falsifiant la documentation avec objectif de leur donner une apparence légale pour les introduire dans le parc automobile espagnol.

     

    MALAGA HOY

    Actualisation : jeudi 13 octobre 2005, 10:09

    Le point sur le cas baleine blanche: La Police associe Del Valle à l'un des grands réseaux du hachisch en France.

    La Police affirme que dans l'affaire de Marbella des sociétés ont été organisées pour blanchir l'argent originaire du clan franco tunisien de Sofiane Hambli

    MALAGA.

    Le fil de l'opération la Baleine Blanche, sinon le principal qui a mis à découvert l'un des plus grands réseaux de blanchiment d'argent sale de l'histoire de l'Espagne, a commencé à se débrouiller au printemps 2004, quand la Police espagnole suivait la piste de Sofiane Hambli. De nationalité française et d'origine tunisienne, il se cachait depuis quelques mois à Marbella après avoir fait une fuite spectaculaire pendant sa conduite de la prison de Saint Mihiel à l'hôpital de Metz, en Lorraine.

    En Espagne on avait surveillé les activités de l'organisation qu'il était présumé diriger. Le 14 mai de l'année passée quatre de ces hommes ont été arrêtés et 3.250 kilos de hachisch ont été confisqués. Une semaine après, Hambli a été appréhendé à la porte d'un concessionnaire automobile de San Pedro Alcántara et sa détention s'est soldée par un incident où un agent et le franco tunisien lui-même ont été blessés et où une autre personne, d'origine turque, a fui.

    La Police le considère comme étant à la tête de l'une des plus grandes organisations de trafic de hachisch en France. Jugé dangereux et "impulsif", ses liens tentaculaires qui le conduisaient jusqu'à DVA Abogados (le cabinet d'avocat de del Valle), ont été découverts dans l'affaire de l'investigation de Baleine Blanche à Marbella. Ainsi que cela est dit dans le jugement sommaire sur lequel est levé le secret et auquel a eu accès Malaga Hoy.

    Le beau-père de Hambli, le septuagenaire tunisien Mabrouk Ben Rondhane Chebicheb, reste en prison parce qu'il est soupçonné d'avoir blanchi des capitaux obtenus par son gendre par le trafic de drogue.

    Dans ce sens il y a l'affaire de 2004 instruite par le juge de Marbella Michel Ángel Torres où on parle d'un turco tunisien en connexion avec del Valle et manifestement les autorités judiciaires françaises enquêtaient au printemps 2004 sur Chebicheb et sa famille pour blanchiment en Espagne de fonds originaires du trafic de hachisch de Hambli. En France, le trafiquant présumé avait dit devant les autorités judiciaires qu'il devait son niveau de vie élevé à l'argent de son beau-père, de Mabrouk Ben Rodhane Chebicheb.

    Mais la connexion supposée avec del Valle va plus loin. Le franco tunisien, selon les recherches policières, après avoir fui de France, s'est caché dans une demeure de Nueva Andalucía qui est propriété de Garden Gates Inversiones, une entité constituée par une employée de Fernando del Valle et une autre société dont le siège social est au Delaware (États-Unis) dont le représentant légal est del Valle lui même.

    En définitive le fugitif de la justice française résidait habituellement dans un immeuble dont le titulaire est une société créée, constituée et maintenant administrée par Fernando del Valle et Estela Elena Herrera [une employée de son bureau]", comme les enquêteurs le soulignent dans ces informations.

    Le cabinet d'avocats de del Valle a constitué deux autres sociétés pour la famille Chebicheb : Ansaf Pro et Silverkey Properties. La police française a exprimé à la police espagnole ses soupçons selon lesquels la société Silverkey est impliqué dans le blanchiment d'argent comme propriétaire de 20 pour cent d'une société civile immobilière (SCI) de Mulhouse, la ville natale du franco tunisien, et dont un gérant est son beau-père, et la gendarmerie croit qu' "elle sert à blanchir des fonds du trafic de Sofiane Hambli".

    Dans Ansaf Pro les enquêteurs trouvent une autre piste moins évidente. La société est administrée par Chebicheb et deux autres personnes identifiées comme Ibrahimy Anour et Ibrahimy El Said. Curieusement dans la déclaration de l'impôt des sociétés 2002, le n° d'identification de ces deux derniers coïncide avec le n° des documents d'identité de Fernando del Valle et d'Estela Elena Herrera, une " falsification claire ", conformément au critère de la Police, qui aurait pour but de cacher l'"identité" des sociétaires authentiques de l'entité.

    Hambli a été extradé la veille du jour de Noël de l'année passée vers la France et depuis lors il reste emprisonné à Strasbourg. Son nom a commencé à être cité dans l'environnement de la contrebande de drogues à la fin des années 90.

    En 1999 il a été jugé et condamné à huit ans de prison pour trafic de hachisch. En 2002 il a été arrêté sur la Costa del Sol et extradé en France. Il est rentré à la prison de Mulhouse, mais la police le soupçonnait de continuer à diriger ses affaires depuis la prison, pour cela il a été déplacé à Saint Mihiel ( ?).

    Le 4 août 2003 il a été conduit à l'hôpital de Metz pour une radiographie. Après avoir abandonné le centre, alors qu'il se disposait à entrer dans le fourgon, un motocycliste mystérieux est apparu, celui-ci a menacé les agents avec une arme qui après vérification était fausse. Hambli a sauté sur la moto et la piste a été perdue durant des mois jusqu'à ce qu'en mai 2004 il ait été appréhendé par la police espagnole à la porte d'un vendeur de voitures de San Pedro.

    En décembre, un enfant et un adulte sont morts dans une fusillade dans un salon de coiffure de la Nueva Andalucia. Trois inconnus avec des Kalashnikov ont essayé d'en finir avec la vie d'un franco algérien qui était arrivé au local dans une voiture de la société de vente automobile de San Pedro, à la porte de laquelle a été arrêté Hambli il y a seulement quelques mois.



    MALAGA HOY

    Actualisation : jeudi 13 octobre 2005, 10:13

    Mille particuliers et entreprises avaient un siège fiscal dans l'affaire marbellíenne

    Malaga


    L'affaire de Marbella de l'avocat Fernando del Valle cachait le domicile fiscal de 1.000 personnes physiques et morales. D'après les suites judiciaires sur lesquelles le secret a été levé, l'avocat est directement lié à 227 entreprises espagnoles, et son employée Estela Elena Herrera à 345, et l'ensemble du personnel et les organismes mercantiles de l'affaire à 523.

    De plus, Del Valle est lié à 194 autres sociétés étrangères, dont 143 ont leur siège social dans l'Etat du Delaware (États-Unis).

    La Delaware n'est pas formellement un paradis fiscal. Situé dans les alentours de Washington D.C. et près du New Jersey, le petit Etat jouit d'une législation laxiste, opaque et fiscalement attractive comme tout territoire off-shore.

    Dans les milieux policiers, on dit que sa législation est parfaite pour créer des sociétés écrans, qui peuvent être inscrites sans peine. Il est nécessaire seulement pour leur constitution de payer 150 dollars, ce qui peut être fait par fax ou Internet en donnant le n° de carte de crédit, et payer un impôt annuel de 50 dollars.

    Le Delaware est populaire en Espagne depuis la connaissance de son utilisation par les exécutifs de Gescartera pour créer des sociétés avec lesquelles il est facile de se soustraire au contrôle fiscal et légal espagnol.

    Les enquêteurs ont trouvé les lignes communes sur la formation des sociétés enquêtées dans l'opération Baleine Blanche. Un pourcentage élevé d'entres elles sont crées avec une seule personne physique, qui est habituellement Estela Elena Herrera ou une autre employée de l'affaire, auprès d'une société, inscrite et domiciliée au Delaware ou en paradis fiscal, comme il est établi dans le jugement.

    Le sociétaire physique se limite à être titulaire d'une seule participation dans la société qui se constitue, alors que la société étrangère dispose de 99 pour cent des participations restantes et, de plus, elle est légalement représentée "dans la majorité des cas par Fernando del Valle", bien que parfois Estela Elena Herrera assume ce rôle.

    L'activité principale de ces organismes se résume à acquérir et à gérer un patrimoine immobilier en Espagne, en évitant toute autre activité commerciale, sauf à quelques occasions.

    Le capital social de ces firmes, ainsi que son augmentation réalisé le long de leur vie proviennent des transferts bancaires originaires de l'extérieur et dans une moindre mesure au moyen d'un apport de patrimoine immobilier.

    En général il s'agit des apports des sociétés étrangères qui disposent de 99 pour cent du capital de la firme écran Espagnole et dont le vrai titulaire "reste protégé par sa domiciliation dans les paradis fiscaux ou assimilés".

    Les firmes crées en Espagne sont de plus administrées par del Valle Finance ou un membre du cabinet d'avocats del Valle.

    La Police remarque deux types de sociétés : les sociétés écrans et les prêtes noms. Dans ce sens il est clair que les premières réalisent une activité commerciale qui "sert ou peut servir comme masque au blanchiment de fonds illégitimes", de façon à ce qu'elles mêlent leurs propres rentes avec les capitaux d'origine illégale. Elles peuvent aussi agir comme prête-nom "expressément pour le blanchiment d'argent".

    Les sociétés prête nom ou nominales en revanche n'ont pas d'activité et sont utilisée pour mélanger essentiellement les mouvements de capitaux.

    Les sociétés originaires du Delaware offrent la particularité que leur constitution est octroyée à un agent ou fondé de pouvoir qui la maintient inactive jusqu'à ce qu'elle soit acquise par un troisième qui la démarre effectivement.

    D'un autre côté, les autorités américaines ont informé de la façon utilisée par Del Valle, pour faire résider les sociétés au Delaware, il ne représente aucune de ces entreprises. Ils montrent que "aucun signe de leur existence n'existe dans les bases de données commerciales".

    En ce qui concerne l'importance de Fernando del Valle dans le réseau, la Police prévient que l'avocat "agit comme conseiller délégué de la société étrangère, assumant sous cette forme sa représentation comme fondé de pouvoirs ce qui (...) porte à déduire qu'il occupe une position de responsabilité à l'intérieur de la société qui agit dans les travaux de dissimulation, de placement et d'intégration des capitaux illicites obtenus".

    D'un autre côté, les enquêteurs indiquent que l'avocat est directement lié à travers des sociétés d'un côté avec un groupe de citadins de pays de l'Est impliqués dans des "graves délits", surtout de trafic de drogues, alors que de l'autresa relation avec un groupe d'origine tunisienne est fondée, (en se référant à Sofiane Hambli et son environnement, impliqué en France et en Espagne) sur sa participation présumée dans le trafic de stupéfiants et le blanchiment de capitaux.

     

    Mise à jour | dimanche 30 octobre 2005 08:04
    Opération policière baleine blanche

    La banque d'Espagne a ignoré en 2002 une dénonciation sur le réseau de blanchiment

    MALAGA.


    La banque d'Espagne a eu connaissance fin 2002 des investissements faits sur la Côte par le groupe d'israéliens sur lequel on a fait des recherches dans l'opération Baleine Blanche pour blanchiment présumé d'argent sale, et malgré cela la commission antiblanchiment n'a adopté aucune mesure visant à éclaircir la légalité des opérations qui étaient menées à bien.

    L'avocat Jorge Poggio, inculpé pour blanchiment et fraude sur les Finances Publiques, a remis en décembre 2002 un document au Service Exécutif de la Commission de Prévention de Blanchiment de Capitaux et Infractions Monétaires (Sepblac) dans lequel il exposait ses doutes sur le montage financier opérationnel.

    Bien qu'il indique dans le document qu'il considérait "irréprochable" l'attitude de ses clients, il informait aussi l'organisme créé pour surveiller et combattre le blanchiment d'argent sale sur la manière dont s'articulaient les investissements et, expressément, il demandait qu'on lui communique toute anomalie. "S'il y avait des informations qui pourraient m'être d'utilité ou permettant de m'orienter dans un sens ou dans un autre faites le moi savoir le plus rapidement possible afin de prétendre, et si se sont des affaires douteuses".

    L'avocat expliquait avec détail dans le document, auquel on a eu accès, qu'il y avait un an et demi qu'il avait contacté un vieux client, Eyal Daysi, qui était maintenant soumis à un ordre international de détention dicté par le juge qui fait des recherches sur le réseau de blanchiment, Miguel Angel Torres. Daysi lui a dit qu'il représentait des groupes de petits investisseurs de son pays qui prétendaient entrer dans le secteur immobilier espagnol.

    Le document spécifiait que les investissements étaient canalisés à travers des bureaux d'avocats 'israéliens qui, à leur tour, confiaient leurs intérêts à l'étude dirigée par Ronen Gafniel dans ce pays.

    Il affirmait aussi que sur indication de Daysi il avait ouvert un compte courant comme commis auquel on remettait les transferts nominatifs, depuis l'extérieur. Quand une somme suffisante était réunie on achetait un lot pour construire.

    En ce sens, Poggio clarifie qu'il ne prenait pas part aux réunions ni à la gestion d'achat de terrain. Il signait seulement les écritures. Aussi, en vertu des pouvoirs qui semblaient lui être accordé de l'étranger, il constituait les sociétés en Espagne.

    Arrivé ce point, dans le document du Sepblac l'avocat admettait alors qu'il ne lui échappait pas qu'il ne connaisse pas les investisseurs, "mais je considère, comme on m'a expliqué, qu'il s'agit de personnes ayant le désir de placer leur argent en dehors d'Israël, vu la situation socio-politique du pays et les intentions pas du tout obscures".

    Il détaillait aussi comment à une occasion il est arrivé à accumuler dans un compte à son nom un solde de 3.9 millions d'EUROS pour une opération qui a été, finalement, tronquée parce qu'on avait négocié pour créer une société à parts égales avec BBVA Inmobiliaria et la banque s'est retirée de manière surprenante.

    Le demandeur reconnaissait aussi que de temps à autre des israélíens, dont il ne savait pas s'il s'agissait d'investisseurs ou d'administrateurs, organisaient des visites en Espagne. Ils organisaient alors des rencontres de 40 minutes environ avec eux pour qu'ils puissent confirmer que les investissements menaient à quelque chose de tangible. Ils vérifiaient aussi l'"existence réelle" de son bureau et ils se tenaient informés des projets qui avaient été demarrés.

    En accord avec la version apportée par Jorge Poggio devant le juge Miguel Angel Torres, le Service Exécutif de la Commission de Blanchiment de Capitaux n'est jamais arrivé à rien lui communiquer par rapport à cet avis, ce pourquoi il a décidé de continuer ses relations professionnelles avec ce groupe d'investisseurs.

    La banque d'Espagne, par le biais d'un porte-parole officiel, a décliné se prononcer sur ce fait, sous l'argument qu'ils ne parlaient pas ni n'étaient pas informés des affaires de blanchiment. Le Sepblac a aussi rejeté d'apporter une version parce que, en tenant compte des "raisons à caractère confidentiel" ils ne parlent pas des affaires que leur communiquent les avocats, notaires et autres professionnels obligés d'informer de ces activités qu'ils considèrent suspectes.


    Mise à jour | dimanche, 13 novembre 2005 08:04
    Opération baleine blanche contre le blanchiment de capitaux
    Un accusé dit qu'il apportait de l'argent en espèces de la Suède depuis 1993
    Un finlandais inculpé dans l'affaire affirme que depuis 12 ans chaque semaine il arrivait à Marbella avec 100.000 couronnes suédoises en espèces

    Malaga. Le citoyen finlandais Aimo Veikko Voutilainen a affirmé devant le juge qu'il n'a pas blanchi de l'argent sur la Costa del Sol, qu'il a seulement apporté chaque semaine et depuis 12 ans 100.000 couronnes suédoises en espèces.

    Voutilainen dans sa déclaration devant l'instructeur du cas Baleine Blanche contre le blanchiment de capitaux, a utilisé cet argument pour réfuter les inculpations de blanchiment. De plus, il a assuré qu'il utilisait cette méthode parce qu'il l'aimait plus que d'autres systèmes, comme les transferts bancaires internationaux qui, en outre, s'avèrent plus coûteux.

    Aux questions du magistrat Miguel Angel Torres il a aussi expliqué qu'il apportait 100.000 couronnes suédoises parce que cette quantité équivaut à 6.000 € et correspond au chiffre maximal qu'il peut sortir du pays sans déclaration. Cependant, au change actuel (1 couronne suédoise vaut 0.105 €) la quantité apportée chaque semaine par Voutilainen depuis la Suède à Marbella s'élève à 10.500 €.

    Ce citoyen finlandais a assuré qu'à son arrivée sur la Costa del Sol les importations d'argent liquide se produisaient journellement parce qu'il avait besoin de ressources pour acheter une parcelle. Elles ont été ensuite espacées. Il a aussi dit que dans cette tâche il collaborait avecson épouse, bien que son rythme soit moins important.

    L'argent, en accord avec la version de l'accusé, venait de la société AV Project Service OY, dont il est propriétaire et qui se consacre à la construction de tubes et autres articles en métal.
    Une fois changé l'argent dans deux bureaux bancaires de Marbella il a reconnu qu'il restait avec 1.000 € pour les frais et le reste il le versait dans ses comptes ou dans son coffre.
    Pour la Police, par contre, les flux d'argent que Voutilainen a enregistrés pendant les dernières années suivent une autre trajectoire et ont une autre origine.

    En accord avec l'information que manie les chercheurs d'Europol, Aimo Veikko Voutilainen est connu en Suède "pour évasion fiscale et infractions financières", ce pourquoi il a été condamné à quatre ans de prison.

    La Police, comme il est dit dans la seconde partie du cas Baleine Blanche sur lequel le secret est levé, a dit qu'il a été condamné dans son pays à quatre ans de prison parce que la société AV Project Service, inscrite en Finlande mais active en Suède s'est consacrée à effectuer des travaux dans des périodes de vacances, entre 1994 et 1998 sans payer aucun impôt ni maintenir un registre d'employés. Il aurait reçu" plus de huit millions d'€ pour "effectuer des embauches qui n'ont pas été effectuées".

    L'accusé a reconnu devant le juge être allé deux ans en prison et quand il a été libéré l'État l'a indemnisé de 500.000 couronnes parce qu'il avait été victime d'une erreur judiciaire.
    Voutilainen a accusé son partenaire dans l'entreprise de ne pas avoir payé d'impôts et d'avoir porté l'argent en Thaïlande ce pourquoi les autorités suédoises l'ont hypothétiquement accusé.
    A Marbella cet accusé a fondé en 1996 la société Rebeca Estates, dans laquelle apparaissent comme partenaires lui-même et l'entreprise Aqua Terra Baustudien, dont le siège est en Suisse et représentée par Fernando del Valle, considéré par les chercheurs comme le cerveau du réseau de blanchiment.

    Le capital social de Rebeca Estates s'élevait à à 13.6 millions de pesetas qui ont été apportées en espèces : un appartement et un fermette Hazmerreír.

    Quelques années plus tard, ces biens ont été vendus 9.5 millions de pesetas et Rebeca Estates a acheté d'autres propriétés pour lesquelles il a déboursé 33.9 millions de pesetas, et elles ont été revendues, récemment, 32.5 millions, soit sous son prix initial. Finalement, il a acquis un logement pour 43 millions de pesetas.

    Les chercheurs rapportent qu'une augmentation de capital "souscrite sur base de trafic d'invisibles [devises venant de l'extérieur]" a été produite par l'épouse l'accusé, aussi inculpée ; Rebeca Estates a contracté une dette pour cette femme "dette dissimulée postérieurement" avec l'augmentation de capital que la Police croit fictive dans le but de masquer le trafic de devises dans ce qui a été une opération concrète de blanchiment de capitaux.


    NOUVELLE AFFAIRE

    Mise à jour | jeudi, 17 novembre 2005 14:26

    Blanchiment de capitaux


    Deux arrestations à Malaga d'un réseau qui 'lave ''350 millions

    Un de des 19 arrêtés est un avocat dont le bureau est situé dans la capitale et qui était utilisé pour légaliser de l'argent du trafic de drogues

    Malaga. Nouveau coup contre le blanchiment d'argent. Des membres de la Police Nationale de Malaga, Ceuta et Melilla ont désarticulé une organisation délictueuse qui est arrivée à blanchir plus de 350 millions d'€. L'opération, baptisée Saco à laquelle ont pris part jusqu'à 150 agents, a permis la détention de 19 personnes liées au réseau, dont deux ont été arrêtées dans la province de Malaga. Le ministre de l'Intérieur, José Antonio Alonso, a considéré que cette activité a une "ampleur très importante" et a insisté sur le fait que la lutte contre le blanchiment d'argent est une "priorité" pour son département.

    Des sources du Ministère de l'Intérieur ont confirmé hier qu'un de ces individus est un avocat dont le bureau professionnel est dans la capitale de la Costa del Sol et qu'il était utilisé pour des opérations de blanchiment. Apparemment, l'avocat, avec des initiales H G I., a ouvert, par le biais de son père, divers comptes à Malaga. Les activités de l'organisation ont permis des placements dans plusieurs banques de Melilla.

    Le fonctionnement du réseau consistait à verser de grandes quantités d'argent dans diverses banques espagnoles, qui étaient ensuite transférées dans des pays du sud-est asiatique. Les récepteurs de ce capital étaient des entreprises consacrées à l'exportation ou à l'élaboration de produits fabriqués, qui étaient payés avec l'argent du trafic de drogues.

    Les premières enquêtes, entamées en septembre 2003, se sont concentrées sur plusieurs groupes en rapport avec le blanchiment de capitaux du trafic de drogues et d'autres infractions, tous organisés depuis Melilla. Pendant la recherche, la Police Nationale a vérifié l'existence de réseaux qui, en suivant des instructions depuis le Maroc, versaient d'importantes sommes d'argent liquide dans des succursales de Melilla et d'autres zones du sud de la péninsule.

    Au cours de l'opération on a bloqué plus de deux cent comptes bancaires ouverts dans 18 organismes bancaire.

    Une des personnes responsable du réseau délictueux est un commerçant de Melilla, d'origine marocaine. Selon la Police, celui-ci maintient des relations "étroites" et partage des sociétés avec une connaissance du narco-trafic ayant des liaisons internationales. Ce commerçant développait des opérations en rapport avec l'importation de produits fabriqués depuis des pays asiatiques. Entre autres, il y a des falsifications de pièces de rechanges automobile et d'articles textiles.

     

    Mise à tour du Mardi 22 Novembre 2005, 11:22. Malaga Hoy

    "Mon inculpation par blanchiment a été une grande erreur policière"

    (Interview de Jorge Poggio)
    Le titulaire de la Cour d'Instruction numéro 5 de Marbella, Miguel Angel Torres, a inculpé l'avocat Jorge Poggio pour blanchiment capitaux présumé et fraude fiscale dans le cas Baleine Blanche. En liberté sans garantie et avec charges, Poggio défend son innocence et celle des investisseurs israëliens qu'il a représenté depuis 2001 sur la Costa et assure que tout n'est qu'une "grande erreur policière"


    MALAGA. L'avocat Jorge Poggio est inculpé dans l'opération Baleine Blanche pour blanchiment présumé de capitaux et infraction fiscale. C'est l'homme à Malaga du groupe d'investisseurs israëliens qui est supposé blanchir sur la Côte l'argent soustrait frauduleusement de Yukos, société pétrolière russe. Par le biais de la compagnie Blue Storm, ils ont en construction 58 logements à Estepona et 150 à Manilva, ainsi que des terrains à Ayamonte (Huelva) et Xérès (Cadix). Poggio est aussi l'avocat qui en 2002 a signalé sans succès à la commission contre le blanchiment d'argent sale, assignée à la banque d'Espagne, de l'activité et des investissements que faisaient ses clients. En liberté sans garantie mais avec des charges il défend "l'honorabilité absolue" des investisseurs israëliens et affirme que le secret judiciaire prolongé qui pèse sur le cas a été à l'origine d'un manque de défense sérieux.

    - Pourquoi ils sont mis en rapport avec Yukos ?

    - J'avais entendu quatre choses dans la presse sur Yukos. J'ai ensuite examiné des choses dans internet. Apparemment après la fuite massive de capitaux qui s'est hypothétiquement produit, l'argent est allé en Hollande et de là à Israël et pour une raison étrange, sans preuve, je pense qu'il est ensuite rentré à l'Espagne. Je ne comprends pas pourquoi ils nous incriminent. Un vol d'information de la Police m'a éclairé : Menatep Yukos a été propriétaire jusqu'à 1999 de 20 pour cent du groupe Valmet Hollande, qui est un centre d'affaires. Et mes clients ont été chargé par Valmet en 2000 de créer une société, mais qu'ils m'ont dissimuler.

    - D'où vient l'argent qu'investissent ses clients ?

    - J'ai la certitude absolue qu'il est totalement licite, car nous avons cent pour cent de ce capital crédité devant notaire. Ceci fonctionne comme un plan de pensions : petits investisseurs d'Israël qui ne croient pas à une situation adéquate pour investir, et donc mettent leurs économies pour les investir ici. D'une part il y a ces petits investissements et, d'autre part, notre groupe, Blue Storm, qui détient la majorité du capital social des sociétés qui se sont créées.

    - Et qui sont ils ?

    - David Efrati et Ronen Gafniel, deux avocats de prestige international, avec Eyal Daysi, une personne de prestige crédité à de multiples occasions qui continue à le démontrer, parce qu'elle ne fait rien d'autre que travailler pour réunir les preuves nécessaires pour libérer le groupe. Je suis absolument préoccupé pour Mario Blanco [comptable d'Alleerton, en prison préventive] et pour moi.

    - Le juge de Marbella a fait un ordre international de détention contre Daysi. Ne lui a-t-il pas proposé de se livrer ?

    -À plusieurs reprises. Mais venir pour entrer en prison c'est une stupide. J'ai besoin d'être dehors pour compiler toute l'information et les documents. Il a obtenu les déclarations des investisseurs reconnaissant l'argent qu'ils ont envoyé pour les projets sur la Côte.


    - Le juge dit qu'ils avaient créé un cadre sociétaire pour blanchir de l'argent.

    - Non, non, ils ont des structures verticales très simples : une société, qui achète le terrain, dont la participation est à deux, généralement israëliens et parfois Britanniques, mais domiciliés à Londres, pas à Gibraltar. On y ajoute les petits investisseurs. L'autre partie du capital est à Blue Storm. Tous les projets ont la même structure, ce qui se passe c'est que nous avons plusieurs projets et y apparaissent beaucoup de sociétés et alors on parle de cadre. Tout est très simple.

    - Aussi vos clients sont Alleerton, la société promotrice administrée par Fernando del Valle avec deux urbanisations à Alcaidesa, à Cadix.

    - Blue Storm a été constituée après, mais les partenaires ont fait partie du groupe Alleerton avec une série de constructeurs qui ont construit la moitié de Tel-Aviv. Alleerton a été le projet initial, la prise de contact. Depuis avec Blue Storm ils ont créé la structure.

    - Vous receviez dans un compte à son nom l'argent de l'extérieur.

    - Quand ils sont entrés en contact avec moi ils m'ont dit que l'idée était d'envoyer l'argent à un compte fiduciaire à mon nom, mais tandis qu'ils rendaient les transferts, toujours bancaires, jamais en espèces ni en chèques, je négociais le terrain et je créais la société qui le développerait. Je distribuais immédiatement l'argent dans le capital social de cette société.

    -Le juge dit que vous avez été prête-nom.

    - Cette inculpation m'a endommagé énormément parce que je constituais les sociétés à mon nom, mais c'est une situation qui durait 20 ou 30 jours parce qu'elle plaçait immédiatement le capital au nom de chaque investisseur. Le ne dissimulais à personne, c'était un moment transitoire, une façon d'organiser. Ce sont des participations sociales...

    -Il n'y a pas de participations au porteur ?

    - Non, non, tout est nominatif.

    -En 2002 vous avez signalé au Sepblac, le service exécutif de la commission de prévention du blanchiment, assigné à la banque d'Espagne, des investissements de vos clients. Aviez-vous des soupçons ?

    - Dans le compte fiduciaire à mon nom énormément d'argent se déplaçait et comme je savais que les autorités de contrôle allaient détecter ces changements je voulais éviter qu'ils commencent à investiguer, c'est pourquoi je les ai informé. J'ai confiance absolue en mes clients mais voulait éviter la, de façon ingénue, ce qui est arrivé. Et je l'ai fait avec une certaine pudeur. Mon obligation était de ne rien dire à mes clients parce que la loi le dit. Et cela le juge, dans une accusation malheureuse, me le jette en face et me dit que je les ai trahis, ce qui est un alibi.

    - Pourquoi croyez vous que le secret de la procédure nuit vos droits fondamentaux ?

    -Le juge dit que le secret retarde seulement le moment où nous commençons à nous défendre. Qu'il le dise au pauvre Mario Blanco qui est en prison depuis huit mois et qui n'était pas plus qu'un comptable d'Alleerton à 1.000 EURO par mois ! D'autre part, les entreprises constituées sont en déclin, cela ne représente-t-il pas un dommage considérable ? Mon nom est en interdiction, ils m'écrasent en me détruisant. Je suis un homme qui a travaillé beaucoup d'années pour élever sa famille. Je n'ai pas de bateaux, je vis dans logement courant. S'ils avaient trouvé les flux de capital qu'ils présupposent ils lèveraient le secret. Et je dis plus. L'inculpation est : blanchiment et fraude fiscale, alors que toutes les entreprises sont passées par des inspections de TVA et de sociétés. En outre, aucun projet immobilier n'a terminé la phase de vente et n'est arrivé le moment de le déclarer. On n'a pas touché d'argent imposable et ils inculpent d'infraction fiscale. C'est fou.

    - De qui est l'erreur ?

    - S'il y a quelque chose de ce que m'accuse le juge et à la Police c'est de légèreté. Il paraît être un bon juge, bien qu'inexpert pour manier cette affaire, et qui est jeune. Je ne crois pas qu'il soit une mauvaise personne. Je comprends que l'erreur vient de la Police. Je ne sais pas si c'est d'Interpol, d'Europol ou de qui, mais pas du juge. Ce qui se passe c'est qu'il assume trop de charges depuis un moment. Je comprends qu'avec les rapports policiers en main il faille faire des recherches.

    - Si vous croyez qu'il devait-il faire des recherches, que pourrait faire l'instructeur ?

    -Laisser donc nous défendre. Cette situation de secret, qui dure déjà depuis 20 mois, nous endommage et nous produit un manque de défense. Le droit à la double instance, de faire appel des décisions du juge, est falacieuse parce que l'Audience, comme elle ne connaît pas le fond, elle n'entre pas dans le sujet et considère bonnes les résolutions de l'instructeur.

    (de deux choses l'une, ou l'avocat en question a été utilisé par une filière israélienne, ou il est très malin et joue à l'enfant de choeur)

     

     


    Mise à jour dimanche, 27 novembre 2005 06:30 MALAGA HOY

    Opération au Portugal

    Un inculpé de Baleine Blanche tombe avec 6.100 kilos de coca

    Le marseillais Michel Alain Paul Curtet est soupçonné de 'laver 'de l'argent sale sur la Costa del Sol à travers le restaurant d'un compatriote

    Bateau saisi dans l'opération Baleine Blanche au mois de mars passé.

    Malaga. La Police portugaise a annoncé mardi passé qu'elle avait effectué la plus grande opération contre le trafic international de cocaïne de son histoire. L'activité s'est conclue avec la confiscation de 6.100 kilogrammes de cocaïne aux alentours de Lisbonne et la détention de sept hommes : dont six français et un colombien. Parmi eux figure Michel Alain Paul Curtet. D'origine marseillaise, cet homme est considéré comme une des têtes de la contrebande de cocaïne.

    La Police espagnole a informé hier que Curtet est un des inculpés dans l'opération Baleine Blanche contre le blanchiment de capitaux, qui s'est développée sur la Costa del Sol depuis 20 mois.

    La Direction Générale de la Police a communiqué qu'au mois d'octobre passé des agents français et espagnols ont décidé à Paris d'ouvrir une enquête conjointe sur Curtet qui comprendrait le trafic de stupéfiants et le blanchiment de capitaux.

    Cependant, le nom de Curtet est apparu dans le cas Baleine Blanche bien avant cette rencontre policière en France. En mars, un des accusés a déjà été interrogé sur ses relations avec le marseillais.

    Il s'agissait de son compatriote Paul Antoine Leon Clément. Prisonnier et emprisonné en mars de cette année pour blanchiment présumé d'argent sale, il a reconnu que Curtet était une vieille connaissance à laquelle il avait, il y a quelque temps, vendu sa maison dans la Costa del Sol pour 800.000 francs suisses (517.436 €).

    Il a aussi admis que de temps à autre il allait au restaurant Visconti que Clément dirigeait à Marbella, bien qu'à ces dates cela fasse "plus d'un an et demi" qu'il ne l'avait pas vu. L'inculpé a affirmé qu'il ne savait pas que Curtet était impliqué dans le trafic international de cocaïne.

    Depuis lors les investigateurs ont essayé de suivre la piste de Curtet, jusqu'à ce que finalement mardi passé la Police ait dressé le bilan de l'opération contre la contrebande de cocaïne du nom d'opération Courage.

    Les responsables policiers portugais ont suggéré que Curtet, agé de 58 ans et avec des forts liens familiaux en Colombie, était considéré par la France comme un des principaux organisateurs du transport de la drogue par mer. Il était recherché en Espagne pour blanchiment de capitaux.

    Les 6.100 kilos de cocaïne ont été trouvés dans un magasin de la commune de Loures, à l'ouest de Lisbonne, où on a aussi trouvé quatre voitures, dont deux immatriculées en Espagne, un camion et 19 téléphones mobiles. Avec le marseillais ont été arrêtés cinq autres citoyens français plus un colombien.

    Après que la Division des Stupéfiants portugaise ai confirmé les arrestations, le titulaire de la Cour d'Instruction numéro 5 de Marbella, Miguel Angel Torres, a décrété le blocus des comptes bancaires de Curtet en Espagne et la perquisition de son logement, "où on a saisi une abondante documentation intéressante pour la recherche", comme en a informé hier la Direction Générale de la Police.

    En outre, il est prévu que la semaine prochaine les responsables policiers d'Espagne et du Portugal se réunissent pour croiser les données obtenues dans les opérations Baleine Blanche et Courage.

    Les investigateurs chargés de suivre la piste du blanchiment d'argent sale sur la Costa del Sol ont dirigé leurs enquêtes pour essayer d'établir la relation existante entre Michel Alain Curtet et Paul Antoine Leon Clément, qui est formalisé à travers le restaurant de ce dernier à Marbella.

    Comme indiqué dans le résumé judiciaire, Clément est allé voir l'avocat Fernando del Valle, principal inculpé dans cette affaire, pour qu'il crée une structure marchande à travers laquelle il aurait une sortie pour ses capitaux d'activités illicites. En ce sens, a été utilisée la société Elara Corporation, dont le siège est au Delaware (Etats-Unis) comme principal partenaire d'Alpine Mountains, qui exploite le restaurant Visconti, propriété du français.

    Alpine Mountains, selon les investigateurs, "ne génère aucun bénéfice de sa propre activité. Elle est simplement utilisée pour verser de manière continue sur son compte et sur celui de la société Elara des sommes d'origine illicite qui sont maintenues cachées " aux Finances. Selon les interrogatoires, l'inculpé n'a pas pu justifier l'origine de cet argent et ses déclarations en ce sens ont été "confuses, contradictoires et insuffisantes".


    Mise à jour : mardi 29 novembre 2005 06:22

    Baleine blanche

    Le doyen des avocats défend la cause de Del Valle

    L'avocat, inculpé dans l'affaire de blanchiment, recevra un diplôme pour ses 25 ans de participation au collège des avocats de Malaga

    Malaga. Le Collège des Avocats de Malaga ne fera aucune exception avec le Chilien Fernando del Valle. L'avocat, inculpé comme cerveau présumé du réseau de blanchiment d'argent du cas Baleine Blanche, recevra un diplôme de l'institution pour ses 25 années comme associé, puisque "il a les mêmes droits que ses compagnons", a expliqué le doyen du collège, Nielson Sánchez-Stewart.
    Toutefois, del Valle n'a pas pu aller à la remise de cette distinction le 15 octobre passé, et ne l'a pas fait non plus hier, à la remise privée prévue par le collège pour les avocats qui ont manqué la remise principale. La rencontre a coïncidé précisément hier avec la comparution quotidienne de Fernando del Valle à la cour de Marbella pour signer dans le cas Baleine Blanche, pour lequel il est emprisonné six mois.

    Sánchez-Stewart a assuré que la remise ne pose pas d'embarras pour le collège, qui considère "la présomption d'innocence de del Valle, qui tout comme ses autres compagnons, jouit des mêmes droits et doit accomplir les mêmes obligations". "Le diplôme qui est accordé ne juge pas une trajectoire, il est simplement remis pour les 25 ans, comme des noces d'argent", a souligné le doyen.

    "On ne va pas faire une exception avec lui ni d'un côté ni de l'autre. Il viendra et quand il le fera j'aurai beaucoup de goût à le saluer et à lui remettre le diplôme ", a expliqué le doyen qu'il a en outre souligné qu'à aucun moment on a parlé d'hommage à l'avocat et il a qualifié" d'absurde" le révolte amenée par la distinction.

    Mise à jour : vendredi, 02 décembre 2005 05:54

    Del Valle assure que les banques doivent contrôler la légalité des fonds
    Le principal inculpé dans l'opération Baleine Blanche a publiquement comparu hier pour la première fois

    Il a créé 250 sociétés et 5.200 transactions de ventes

    Marbella. L'avocat chilien Fernando del Valle, principal inculpé dans l'affaire Baleine Blanche, a brisé son silence hier après être resté emprisonné six mois, étant considéré par la Police comme le cerveau présumé du réseau international de blanchiment.

    Del Valle, en liberté depuis le 26 septembre, a profité de sa comparution devant une multitude de médias pour expliquer catégoriquement que "je n'ai jamais été lié ni appartenu et moins conduit ou prêté mon cerveau à des organisations, à des réseaux, des connexions avec des organisations mafieuses ou coupables". L'avocat a regretté que les investigateurs l'aient qualifié comme "l'architecte de la plus grande opération découverte de blanchiment de capitaux en l'Europe" parce que cela est une "erreur absolue".

    À son avis, les juges, policiers et informateurs devraient s'interroger sur le rôle des banques, puisque "les fonds de mes clients investigués ont été transférés en Espagne par l'intermédiaire de banques". À plusieurs reprises il a souligné cette idée parce qu'il a indiqué que ce sont les banques " les premières appelées à établir et à se prononcer sur la légitimité des fonds qui sont investis dans notre pays".

    Son avocat défenseur, Javier Núñez, a aussi approfondi l'idée et a dit que "les banques sont le sujet par excellence, selon la législation internationale, pour vérifier ces fonds", et que "le moment par excellence où se produit le blanchiment de capitaux, selon des juristes et des analystes, est quand le narcotrafiquant introduit l'argent dans le système bancaire, qui sont les veines du système financier".

    Del Valle a indiqué que très peu de temps avant son emprisonnement, lui-même a communiqué à la banque d'Espagne un cas où son client avait effectué des recettes en liquidité sur le compte d'une société et qu'il croyait nécessaire de faire des recherches. Toutefois, l'organisme bancaire "n'a manifesté aucun intérêt à le faire".

    D'autre part, ce principal inculpé du cas Baleine Blanche a voulu clarifier les accusations faites sur un de ses clients, le groupe israélien Alleerton. Del Valle a assuré que cette société n'a jamais financé de promotions avec de l'argent illégal provenant de Yukos, société pétrolière russe et a ajouté que sur cet investisseur ont été faites des recherches "soignées" par une banque espagnole de première ordre pour la concession de crédits à un promoteur, sans que l'on détecte aucune irrégularité dans l'origine de ses fonds.

    (Il a de l'humour ce del Valle...)

     

    Mise à jour | mardi, 27 décembre 2005 12:57
    Baleine blanche

    Noël à la maison

    En liberté. Pedro Tirado, l'ex maire de Manilva, est sorti de prison le 21 décembre. Dans son appartement de Sabinillas il a une vie discrète en espérant que son cas soit résolu à sa faveur.

    (il a dû verser une caution de 250 000 euros)

    (22-12) Le chef d'entreprise finlandais Aki Kujala, qui a négocié avec le beau-frère du maire l'achat et la vente d'une propriété connue comme la Parrada, de 1.3 millions de mètres carrés, semble rester en prison.

     

    Mise à jour | vendredi, 30 décembre 2005, 12:36

    Opération baleine blanche

    Deux crimes liés à des gens accusés de blanchiment

    Un accusé est inculpé pour le décès d'un polonais et un autre d'un russe.

     

    MALAGA. Une heure et demie avant de mourir fusillé dans l'entreprise de location de voitures qu'exploitait la société Taramar, le polonais Robert Jaskiewicz a appelé DVA Finance, la société de Fernando del Valle qui, selon la Police, dirigeait le réseau de blanchiment de capitaux démontée par l'opération Baleine Blanche.

    C'était le 21 mars 2003. Un ou plusieurs inconnus ont fait irruption dans le zone industrielle du polygone La Ermita de Marbella où travaillait Jaskiewicz et ont tiré plusieurs fois contre lui. Peu de temps après, est venu sur le lieu du crime l'avocat Fernando del Valle, qui a été identifiée comme avocat de l'entreprise. Le crime fait encore l'objet de recherches sans que la Police ait trouvé des pistes qui clarifient la question. De plus, les chercheurs doutent encore de la véritable identité du décédé, identifié comme Robert Jaskiewicz, bien qu'au moment du décès il se faisait appeler Robert Shvarts.

    Après deux ans, Taramar Investissements a vu intervenir le juge de Marbella Miguel Angel Torres, qui instruit le procès du cas Baleine Blanche, parce que prenant part éventuellement au réseau de sociétés utilisées pour blanchir de l'argent sale par le biais d'un organisme dont le siège social est dans le Delaware (Etats-Unis), un Etat qui brille par le laxisme de ses règles fiscales.

    Taramar a été administré par DVA Finance, la société de Fernando del Valle, jusqu'à novembre 2003, huit mois après le décès du polonais. La société, selon les chercheurs, (passage qui suit contesté et supprimé sur demande de Taramar)

    La Police, en outre, pense que la relation de ce polonais, ci-dessus, avec Taramar va au-delà de la simple relation de travail. De fait, N ....a déclaré devant le juge qu'il faisait des recherches sur ce crime, et que son avocat, Fernando del Valle, lui avait conseillé que Robert J ne fasse pas partie de la société comme partenaire "puisqu'il n'avait pas de résidence en Espagne", ce pourquoi les chercheurs signalent que "ce n'est pas un simple employé, mais qu'il exerce des fonctions exécutives dans l'entreprise".

    On a découvert que le jour de son décès, le polonais a appelé à deux occasions DVA Finance. Le dernier appel téléphonique s'est produit à la 16h28. A peine une heure et demie après, sa fiancée a trouvé son corps sans vie dans la zone de Marbella. Ce matin là à 13h23, Jaskiewicz avait appelé aussi DVA.

    En outre, le jour de son décès il a reçu trois appels de N.... Le dernier a été mal enregistré dans son téléphone mobile à 16h48, une heure avant d'être trouvé mort.

    Mais celui-ci n'est pas le seul crime sur la Côte lié aux inculpés de l'opération Baleine Blanche. En outre, le citoyen russe Boris Peter Abramson, inculpé pour blanchiment, est poursuivi en justice pour le décès de son compatriote Roman Frumson.

    Frumson, qui avait été nationalisé allemand, a été trouvé sans vie dans sa maison de Marbella le 15 mars 1998. Initialement, la Police a arrêté comme principale suspecte son épouse, Estella, qui est allée dix mois en prison préventive pour ce crime.

    Postérieurement, Abramson a été accusé, il est en attente de jugement pour cette affaire, tandis que pèse sur lui un ordre international de détention émis par le titulaire de la Cour d'Instruction numéro 5 de Marbella, Miguel Angel Torres, pour blanchiment de capitaux présumé.

    Boris Peter Abramson est titulaire en Espagne de trois sociétés : Nother Finance, Timia Fachi et Saturnia Regna, toutes consacrées au négoce immobilier.

    Nother Finance a eu son siège social dans le bureau de Fernando del Valle et un des employés de l'étude a été administrateur solidaire de la société, dans laquelle Irina Goulko, inculpée pour blanchiment dans l'affaire Baleine Blanche a exercé comme administratrice. Cette femme, d'origine ukrainienne, a été en outre administratrice de Timia Fachi.

    A Saturnia Regna, German Patushenko, un autre des inculpés en blanchiment de capitaux par le juge de Marbella a été fondé de pouvoir jusqu'en juillet 2004.

    D'autre part, Frumson, dont Abramson est impliqué dans dans son meurtre, est arrivé à Marbella dans la première moitié des années 90. En 1994 il s'est marié en seconde noce avec Estella, avec qui il était déjà supposé être en relation 4 ans auparavent.

    Cette noce a été un mariage fastueux. Il a été estimé qu'il a été dépensé 20 millions de pesetas pour la location de 75 chambres dans un luxueux hôtel de Marbella pour loger les hôtes de la célébration.

    C'était un homme puissant. Considéré comme un grand investisseur dans le secteur immobilier, bien qu'après son décès la Police ait mis ces activités en rapport avec la maffia russe et la prostitution.

    Son cadavre était sur le lit dans sa chambrer. Les inconnus qui ont fait irruption dans le domicile n'ont pas eu à forcer les portes. Le décès a eu lieu de nuit, tandis que le reste de sa famille dormait.

    (On ne sait toujours pas quels liens il pouvait exister entre ces affaires dans l'immobilier et le timeshare, à moins que ces grands ensembles immobiliers aient comme promoteurs ces gens douteux, peut-être finirons-nous par le savoir...)

     

    (UN JUGE SOUS INFLUENCE à Las Palmas....) (par internet)

    ANTOINE MARTIN MARTIN

    Espagne

    Suspendu provisoirement, le président de la Cour de Las Palmas José Antonio Martin et Martin pour faveurs judiciaires supposées est interrogé par le Tribunal Supérieur de Justice des Canaries

    jeudi, 19 janvier 2006


    Le Conseil Général du Pouvoir Judiciaire (CGPJ) a suspendu jeudi provisoirement de ses fonctions le président de la Cour de Las Palmas, José Antonio Martin et Martin, qui est interrogé par le Tribunal Supérieur de Justice des Canaries (TSJC) pour faveurs judiciaires supposées dans l'exercice de sa charge. Ainsi la Commission Permanente du CGPJ a convenu de cela "pour raisons d'urgence" après une réunion, comme en a informé l'organe de gouvernement des juges dans une note de presse. Le CGPJ a adopté cette mesure de précaution après avoir écouté le procureur, qui a appuyé la suspension, et après que la Salle du Civil et pénal du TSJC dictait le mercredi une ordonnance de commencement d'enquête préalable contre Martin et Martin.
    Les faits qui sont enquêtés ont été connus la semaine passée à la Salle du Pénal du TSJC par le magistrat d'Instruction n° 7 de la capitale grancanarienne, Miguel Angel Parramón.
    Cette mesure "s'étendra tant qu'une sentence absolutoire ou qu'un ordre de suspension retombe sur la cause".
    La décision de la Commission a été adoptée à l'unanimité de ses cinq membres et en conformité avec les articles 383.1 et 384.1 de la Loi Organique du Pouvoir Judiciaire, "cette enquête porte sur la relation que peuvent avoir les faits enquêtés avec l'exercice de la fonction judiciaire, afin de préserver la confiance en la Justice".
    Les dits articles établissent comme cause de la suspension des juges et des magistrats le fait de ce que "il se sera déclaré y avoir lieu d'entamer des poursuites contre eux pour des délits commis dans l'exercice de leurs fonctions".
    De la même manière, le communiqué explique qu'il y aura un recours contentieux par voie administrative, - l'administratif se tient devant la Troisième Salle du Tribunal Suprême dans un délai de deux mois à compter du jour suivant sa notification.
    Le CGPJ a transmis par fax cette décision au président du TSJC, Antonio Castro, qui a déclaré aux journalistes que la situation qu'on vit dans le tribunal canarien est désastreuse.
    Castro a fait remarquer qu'il avait officiellement informé de cette suspension provisoire le président de l'Audience ainsi que la magistrate préposée pour instruire l'affaire préalable, dans la Salle du Civil et pénal du TSJC. Carla Bellini, devra apporter les preuves qu'elle considère comme opportunes.
    Martin et Martin sera suspendu d'un emploi, ce qui entraîne une réduction substantielle de sa solde, comme conséquence de la suspension ; Castro a reconnu qu'il est possible que le magistrat suspendu ait fait valoir hier une faiblesse médicale.
    Comme l'a publié le journal la Province, le cas trouve son origine dans des écoutes téléphoniques réalisées par le juge Miguel Angel Parramón durant une investigation sur un trafic supposé d'influences sur l'Administration autonome canarienne.
    Dans ces écoutes, selon le journal, ont été notées des conversations entre le magistrat José Antonio Martin et Julio Bornia Bordón qu'il a acquitté en 2004 d'un délit de trafic de stupéfiants ainsi qu'avec une troisième personne qui servait d'intermédiaire; le but de ces appels était d'obtenir une aide pour l'élargissement de Raphaël Bornia Bordón, le frère de Julio Bornia, qui se trouve en prison préventive par trafic de stupéfiants et blanchiment de capitaux.
    Le magistrat a aussi cité des rencontres de Julio Bornia et son intermédiaire dans un restaurant de Tafira (Grande Canarie) et à son propre domicile, selon La Province.
    Des sources judiciaires ont dit que ces faits pouvaient être constitutifs des délits de subornation et de trafic d'influences. La présidence de l'Audience sera provisoirement occupée par le magistrat Angel Montesdeoca et la première section de l'Audience sera dirigée par Maria Oliva Morillo Ballesteros.
    Pour sa part l'Association Professionnelle de la Magistrature (APM) a estimé dans un communiqué que l'ouverture de démarches contre Martin et Martin "n'est pas en faveur du droit fondamental à la présomption d'innocence, dont il jouit constitutionnellement comme citoyen".
    De plus, le président du Collège d'Avocats de Las Palmas, Joaquín Espinosa, a dit que la décision du CGPJ est normale, bien que "douloureuse" pour l'amitié qu'il a pour lui.

    …………………..
    Le CGPJ a adopté la mesure de précaution après avoir écouté le procureur, qui a appuyé la suspension, et après que la Salle du Civil et pénal du TSJ des Canaries ait dicté le mercredi un acte de commencement d'enquête préalable contre Martin et Martin. Dans la note de presse, le CGPJ explique que la mesure "s'étendra tant qu'une sentence absolutoire ou un acte de suspension retombe sur la cause". La décision de la Commission a été adoptée à l'unanimité selon les articles 383.1 et 384.1 de la Loi Organique du Pouvoir Judiciaire

     

     

    Mise à jour | mercredi, 25 janvier 2006 20:25

    Neuf édiles de Manilva comparaissent aujourd'hui dans le cadre de la Baleine Blanche

    Manilva. Un total de neuf édiles de la Mairie de Manilva comparaissent aujourd'hui à la Cour d'Instruction numéro 5 de Marbella pour le cas Baleine Blanche, pour lequel a été arrêté et dans lequel est inculpé le précédent maire Pedro Tirado (PDEM).
    Ainsi, sont cités à comparaître l'actuel maire de la commune, Zotano Salvador - conseiller municipal socialiste quand a été arrêté le précédent regisseur -, José Benítez, Francisco Miguel Alvarez, Rafaël Mena et Manuel Ramos, membres du PDEM, ainsi que les quatre édiles IU, Antonia Muñoz, Mario Jiménez, Diego Urieta et Francisca López, comme l'a indiqué le porte-parole du Groupement Socialiste de Manilva (ASM), Emilio López Berenguer, cité comme témoin.

    Pour López Berenguer, "En tenant compte des déclarations que font les édiles de l'équipe de gouvernement en qualité d'inculpés, il faut croire que par éthique, par respect de la démocratie, ils démissionnent en bloc et qu'ainsi il y aura des changements radicaux à Manilva", bien qu'il ait regretté que "apparemment les intérêts qui les maintiennent unis sont plus forts que l'éthique elle-même".

    En ce sens, il affirme qu' "il est inconcevable que toute une équipe du gouvernement soit soupçonnée", puisque "je ne crois pas qu'un cas semblable dans la récente histoire de l'Espagne se soit jamais produit". En ce qui concerne la déclaration des édiles, si elle peut profiter à la localité, López Berenguer a dit que "la détention de Tirado était le sommet de l'iceberg", et là où "on devrait avoir mis à jour beaucoup de responsabilités".

     

    Mise à jour | jeudi, 26 janvier 200616:22
    Baleine blanche

    Le juge interroge l'édile de Manilva sur deux conventions.
    L'instructeur a inculpé deux des quatre conseillers municipaux du PDEM et représentants d'IU. Le maire et les autres deux membres de l'équipe de gouvernement ont obtenu un ajournement

    Marbella. La Séance plénière de Manilva a été transférée hier, presque complètement, au juge numéro 5 de Marbella. Là étaient entendus comme inculpés dans la recherche du dossier urbain de la Parrada l'actuel maire, Salvator Zotano, les quatre édiles d'IU - Antonia Muñoz, Diego Urieta, Francisca López et Mario Jiménez -, en plus des édiles du PDEM - Rafaël Mena, José Benítez, Francisco M. Álvarez et Manuel Ramos -. Parmi ces derniers seulement les deux premiers ont comparu, puisque les deux autres ont obtenu un ajournement. L'administrateur de l'entreprise Inmoes a aussi comparu comme inculpé.

    L'objectif du juge instructeur " Baleine Blanche ", Miguel Angel Torres, était de clarifier les deux conventions sur cette propriété qui n'ont pas été approuvées en Séance plénière. À cet effet, Torres, a entendu, d'abord, les témoins - le porte-parole de l'ASM, Emilio López Berenguer, l'architecte José Seguí, trois représentants de certaines des entreprises qui ont acheté les terrains, c'est-à-dire, les promoteurs Prasa, Noriega, Ñ21 -.

    Le premier politicien à sortir de la cour a été López Berenguer, qui a expliqué que le juge lui avait demandé s'il connaissait les trois conventions urbaines qui affectaient la Parrada. Selon Berenguer, il connaissait seulement l'existence de l'accord approuvé en Séance plénière le 18 décembre 2003 en vertu de laquelle "la Mairie recevait 1.5 millions en échange du complément nécessaire pour transformer le sol urbain, tandis qu'elle s'engageait à requalifier les terrains pour la révision du Plan Partiel comme il était écrit dans la troisième clause de l'accord".

    Par rapport aux deux autres conventions, Berenguer a assuré qu'il savait, officieusement, qu'en août 2004 "on parlait dans les milieux urbains de Madrid d'un accord pour augmenter la densité de la propriété de 80 pour cent, de sorte qu'on passait de 10 à 18 logements par hectare, en augmentant les plus-values". Selon Berenguer, "cet accord n'a jamais figuré au registre de l'Hôtel de ville, et n'était pas connu du secrétaire municipal".

    Le porte-parole d'IU, pour sa part, Antonia Muñoz, a assuré hier que par rapport à la Parrada on a seulement parlé en Séance plénière du dossier complémentaire exigé par l'Assemblée d'Andalousie pour tous les sols aménageables programmés ce pourquoi elle a assuré qu "on n'a jamais changé ni l'édificabilité ni la densité".

    Vendredi le maire, Zotano Salvator, a déclaré qu'il a demandé un ajournement pour aller à Madrid recevoir un prix à l'Hôtel de ville.

     

    Mise à jour | mardi, 31 janvier 200616:21
    Tribunaux

    Le maire de Manilva comparaît aujourd'hui sur le cas 'Baleine Blanche '

    Le maire de la localité malaguène de Manilva, Zotano Salvador, comparaît aujourd'hui comme inculpé pour le cas 'Baleine Blanche 'à la Cour d'Instruction numéro 5 de Marbella (Malaga), après le report de sa comparution précédente pour assister au Congrès des Députés.

    Outre Zotano, ont été cités à comparaître le 25 janvier passé José Benítez, Francisco Miguel Alvarez, Rafaël Mena et Manuel Ramos, des membres du Parti Démocrate de Manilva (PDEM) ; ainsi que les quatre conseillers municipaux IU, Antonia Muñoz, Mario Jiménez, Diego Urieta et de Francisca López, comme l'a indiqué le porte-parole du Groupement Socialiste de Manilva (ASM), Emilio López Berenguer, celui qui ira aussi en qualité de témoin.

    Toutefois, les conseillers municipaux inculpés du PDEM, Ramos et Alvarez, ont aussi présenté lundi 23 passé une demande d'ajournement pour pouvoir assister à la Foire Internationale du Tourisme de Madrid (Fitur).

     

     

    Diario Malaga 11 février 2006. :
    17 personnes arrêtées pour fraude à la revente de multipropriété.


    Dix-sept personnes, quinze de nationalité britannique et deux irlandais, ont été arrêtés sur la Costa del Sol comme auteurs présumés d'une fraude à la revente dans le système de multipropriété. Selon la Police, depuis 2001, opérent sur la Costa del Sol des groupes organisés qui commettent ce type d'escroqueries. Ceux arrêtés se mettaient en contact téléphonique avec les "multipropriétaires", auxquels ils offraient et assuraient la revente de leur semaine à bon prix et, s'ils acceptaient, ils leur sollicitaient des paiements par avance depuis Mijas. La Police a arrêté 17 personnes comme auteurs d'une fraude présumée dans le système de multipropriété, selon des informations provenant du commissariat provincial de Malaga, qui ont indiqué, qu'en début d'année, il a été détecté qu'une société appelée ` Maritimo Marketing S.L (et Timeshare Consultancy Ltd (TCL)).située à la Cala de Mijas, se consacrait à cette activité illicite de manière très active. Après des semaines de surveillance intense, confirmant les activités frauduleuses de cette entreprise, et l'arrivée de la première dénonciation en provenance d'Angleterre, s'est déclenchée l'opération qui a inclus une perquisition - pour chercher de la documentation interressante - et la déclaration d'inculpation des responsables et des employés de la société mensionnée en RESPONSABILITE PENALE.
    Les mêmes sources ont indiqué qu'il a été démontré que la responsabilité de la fraude n'est pas seulement chez les administrateurs et les responsables de ce type d'entreprises, mais aussi la collaboration et la connaissance des entreprises de téléoperateurs qui étaient "une condition indispensable pour perpétrer l'escroquerie mentionnée". Les documents ont été transmis à l'autorité judiciare compétante.Les arrestations sont : les irlandais Lawrence James O. de 65 ans et Kian Brian O. de 35 ans; les britániques Joan A. de 50 ans, Deborah Mary K. de 37, June M. de 45, Lorna W. de 38, Mandy M. de 36, Lawrence R. de 40, Dense Joy R. de 50, Carly Shannon B. de 21, Harderp G. de 41, Sally G. de 57, Deborah Elisabeth B. de 43, Alistair Beck M. de 59, Tina Lorraine N. de 35, Lisa Jane M. de 34 y Catherine Anne H. de 49.
    Des experts policiers ont pu confirmer que, depuis l'année 2001, des bandes et des groupes organisés de citoyens britanniques et étrangers, ont opéré principalement depuis la Costa del Sol, dans différentes escroqueries dans le système de la multipropriété et ont organisé des fraudes sur le marché de la revente des semaines en timeshare .

    (Le journal Le Républicain Lorrain du 26-2-2006 fait état de ces affaires. Nous savons par ailleurs par la police que tous ces voleurs ont été relâchés par la justice au grand dam de la police espagnole....)

     

    15 Février 2006

    DE : http://www.andalucia.com/news/cdsn/2006-02-15.htm 15 Fevrier 2006

    Des britanniques arrêtés pour arnaque à la revente en timeshare

    L'UNITÉ ANTI FRAUDE DE LA POLICE NATIONALE A ARRÊTÉ 17 BRITANNIQUES ET DES RESSORTISSANTS IRLANDAIS POUR LEUR PARTICIPATION AVERÉE POUR ARNAQUE A LA REVENTE EN TIMESHARE BASEE A MIJAS.

    La compagnie, située dans La Cala de Mijas a été identifiée au début de l'année par les investigateurs qui suivaient depuis longtemps la trace "de groupes interconnectés" de Britanniques arnaquant les propriétaires en temps partagé avec de fausses promesses de revente de leur semaine de timeshare.

    "Après des semaines de surveillance intense qui ont confirmé l'activité frauduleuse de cette compagnie, et l'arrivée de la première plainte d'Angleterre, l'opération de police a été lancée" ont dit les fonctionnaires de police ce lundi.

    La police a effectué des recherches et a arrêté 17 personnes - 15 britanniques et deux 'Irlandais - liées à la compagnie et à ses activités. Les Britanniques ont été identifiés comme Joan A. (50) ; Deborah Mary K. (37) ; June M. (45) ; Lorna W. (38) ; Mandy M. (36) ; Lawrence R. (40) Denise Joy. (50) ; Carly Shannon B. (21) ; Harderp G. (41) ; Sally G. (57) ; Deborah Elisabeth B. (43) ; Alistair Beck. (59) ; Tina Lorraine N. (35) ; Lisa Jane M. (34) ; et Catherine Anne H. (49). Les deux Irlandais étaient Kian Brian O. (35) et Lawrence James O. (65).

    La "responsabilité de la fraude n'est pas simplement l'œuvre des propriétaires et des opérateurs de ce type de compagnie " disent les fonctionnaires de police. "la collaboration et la connaissance des employés des société de vente par téléphone est indispensable pour commettre l'arnaque".

    Selon la police, les groupes britanniques organisés font de l'arnaque sur la revente de timeshare depuis la costa del Sol " et depuis 2001." La police dit que les groupes opèrent comme suit : Ils appellent les propriétaires en timeshare et leurs donnent l'occasion de vendre leur semaine à un prix très intéressant. Si le propriétaire accepte, il doit payer des frais de dossier d'environ 1.200 € pour couvrir les taxes, des dépenses légales d'autres coût de transaction. Avant que la victime réalise l'arnaque, la compagnie a disparu.

    Les fonctionnaires de police déclarent que ce type de ` de fraude à ce jour a causé des dizaines de milliers de victimes dans toute l'Europe, des pertes financières astronomiques... et un manque de confiance parmi les étrangers envers les compagnies immobilières et de vacances, particulièrement ceux fonctionnant sur la costa del Sol et Tenerife '.


     

     

    14 mars 2006: FRANCE. (site APAF)

    Escroquerie à la multipropriété: cinq personnes mises en examen Escroquerie-blanchiment 14-03-2006 10:27:46 Pays : FRA FRFR FRS0269 40373 /AFP-GW72 RENNES, 14 mars 2006 (AFP) Cinq personnes, dont deux Britanniques et un Japonais, ont été mises en examen à Rennes dans le cadre d'une enquête sur une importante escroquerie internationale au "timeshare" (multipropriété, système de "vacances à temps partagé"), a-t-on appris mardi de source judiciaire. Ces personnes ont été mises en examen pour "blanchiment en bande organisée d'escroqueries en bande organisée", lié notamment à l'achat puis la revente à un prix dix fois supérieur d'un château dans l'Orne, via des montages financiers réalisés par plusieurs sociétés écrans. Parmi les personnes mises en examen, deux ressortissants britanniques de 55 et 30 ans, gérants du château de la Poupelière (Orne), et un ressortissant japonais de 65 ans, conseiller juridique, ont été placés en détention provisoire, a indiqué Pierre Bellet, vice-procureur de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Rennes. Deux avocats de Paris et Nanterre d'une soixantaine d'années, soupçonnés d'avoir participé aux transactions, ont été placés sous contrôle judiciaire, a-t-il ajouté. Ces personnes sont soupçonnées d'avoir blanchi en France les fonds retirés d'une escroquerie à la multipropriété, dans lequel serait impliqué John Palmer, un citoyen britannique, déjà condamné pour fraude dans son pays et bête noire des associations de consommateurs victimes de ce type d'escroqueries, notamment aux Canaries. Le propriétaire britannique du château, qui l'a racheté à John Palmer, est toujours recherché, a-t-on précisé de même source. "On va poursuivre les investigations dans ce sens", a indiqué M. Bellet. Les suspects ont été interpellés la semaine dernière à l'issue d'une enquête menée par l'Office central de la grande délinquance financière (OCRGDF) de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Le "timeshare" consiste à acheter une durée annuelle déterminée (une semaine ou un mois par exemple) dans un appartement ou une résidence de vacances haut de gamme. Ce système donne fréquemment lieu à des escroqueries, les acheteurs découvrant après paiement que le paradis promis n'existe pas. caz/jri/swi AFP 141032 MAR 06 version 2.0 © Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie


    Mise à jour samedi, 01 avril 2006 18:05

    Opération policière contre la corruption

    Prison sans garantie pour Roca, conseiller de l'Hôtel de ville de Marbella

    Yagüe nie le détournement de fond pour son chalet.

    Marbella. Le titulaire de la cour d'Instruction numéro 5 de Marbella, Miguel Angel Torres, a décrété hier la prison inconditionnelle pour le conseiller à l'Urbanisme de Marbella, Juan Antonio Roca, un des principaux inculpés dans l'opération appelée Malaya contre la corruption où, pour l'instant, ont été arrêtées 23 personnes, dont la femme du maire de Marbella, Marisol Yagüe, et son n° deux, Isabel García Marcos. Le magistrat a aussi ordonné la prison sans garantie pour le chef d'entreprise Ismael Pérez Peña, lié aux entreprises de leasing qui fournit les véhicules de la Mairie et considéré par la police comme prête-nom de Roca.

    Aux environs de 11h30 hier soir, le juge déclarait à la femme du maire de Marbella son inculpation présumée dans le réseau démentelé par l'opération Malaya et, selon des sources juridiques, il pensait aussi interroger tout au long de la nuit le secrétaire municipal, Leopoldo Barrantes. Tous avaient été transférés à la première heure du matin des Commissariats Provincial du Corps National de Police. A ce moment, le magistrat avait l'intention d'interroger six des prisonniers mercredi.

    Roca a été écouté pendant plus de quatre heures. Il a commencé à 11h.00 et à 4h00 de l'après-midi il a été transféré par camion policier à jusqu'à la prison provinciale d'Alhaurín de la Torre. Pérez Peña a abandonné les locaux judiciaires avec la tête couverte vers 11h00 du soir.

    "On remarque dans cette affaire que Juan Antonio Roca est la personne qui dirige et contrôle les décisions municipales au-dessus de la femme du maire, qui occupe, d'après les conversations téléphoniques intervenues, un rôle plus symbolique que réel", dit l'acte d'emprisonnement signé par le juge Torres.

    Pour justifier la prison inconditionnelle de Roca, le juge signale que son pouvoir est tel, qu'il "a capacité" pour obtenir que personne ne collabore à la recherche policière "par la contrainte ou par l'argent".

    L'origine de la recherche qui a abouti à l'opération contre la corruption à la Mairie de Marbella vient d'Ismael Pérez Peña, avec lequel la Mairie avait apparemment contracté une dette économique.

    Selon Cadena Ser (chaine de radio), le chef d'entreprise est allé voir le conseiller municipal à l'Urbanisme pour l'informer de l'existence de cette dette. On suppose que Roca a négocié avec le chef d'entreprise une requalification de terrains en échange de quoi il payerait Pérez Peña en deux fois pour solder la dette contractée par la Mairie, bien que, apparemment, la valeur des immeubles ne soit pas suffisante.

    Les investigateurs croient qu'il y a eu une réunion entre la femme du maire, le conseiller aux transports, Victoriano Rodriguez - aussi détenu -, et Isabel García Marcos et qu'il a été décidé d'attribuer à cette entreprise le service de la grue municipale. On présume que Pérez Peña a payé à Roca deux millions d'€ "en remerciement" pour l'opération, argent qui a été intercepté par les agents du Corps National de police.

    Le juge définit Roca dans son ordonnance comme "le chef d'une organisation" consacrée pendant des années au blanchiment d'argent illicite qui a pu, de façon présumée, dissimulé à travers un réseau de prête-noms, précisément, au moyen de l'étude d'avocats Sánchez Zubizarreta & Soriano Pastor de Madrid, où il y a eu plusieurs arrestations dans le cadre de cette opération. Et cela, estime le magistrat, jusqu'à obtenir un patrimoine évalué plusieurs milliers de millions d'€. Torres site comme exemple qu' au début des 90, quand il est arrivé à Marbella, c'était une personne pratiquement sans biens et qu'il dispose maintenant de biens de luxe, comme des propriétés, des oeuvres d'art et jusqu'à un hélicoptère.

    Les juges de Marbella ont vécu hier une journée maraton avec les prisonniers de l'opération Malaya comme protagonistes. Le jour a ressemblé à celui de l'opération Baleine Blanche contre le blanchiment de capitaux, après la détention de l'avocat Fernando del Valle. Cette cause est aussi instruite par le juge Miguel Angel Torres.

    Les premiers à arriver ont été Yagüe et Roca, en premier lieu pour le cas Copasur, et ils sont entrés dans les locaux judiciaires peu avant neuf heures du matin. Tous les deux sont arrivés tête basse et avec le visage fatigué.

    Entre-temps Yagüe déposait à la cour d'instruction n° 1 pour des irrégularités présumées en rapport avec les travaux de sa maison, Roca a déposé devant la cour d'instruction n° 5 pendant quatre heures, à partir de 11 H. du matin. Cinq minutes avant 4h, le camion de police sortait pour la prison d'Alhaurín, avec Roca à bord, avec un ordre d'emprisonnement inconditionnel.

    Le juge instructeur de l'affaire considère que Juan Antonio Roca, dont il estime qu'il est le véritable cerveau du réseau de corruption, a commis au moins huit infractions présumées : corruption, blanchiment de capitaux, contre les Finances Publiques, trafic d'influences, prévarication comme inducteur, machination pour altérer le prix des choses, malversation en fortunes et en écologie. En ce qui concerne cette dernière infraction, elle est en rapport avec plusieurs trophés de chasse trouvés dans un des logements utilisés par Roca et enregistrés par la Police. A priori, il n'avait pas une autorisation.

    Les interrogatoires en rapport avec cette opération policière continueront toute cette journée et il est prévu que dépose, entre autres, Isabel García des Marcos. De source judiciaire on indique que le Ministère Public avait prévu hier soir de réclamer la prison préventive et sans garantie pour les principaux inculpés, étant donné la gravité des infractions présumées et pour empêcher qu'on puisse détruire des preuves en matière de procédure spécialement liée à l'existence de documents écrits

     

    Mise à jour | dimanche, 02 avril 2006 06:07

    Opération malaya*

    Prison pour le conseiller municipal à l'urbanisme et pour le trésorier García Marcos

    Yagüe passe sa seconde nuit dans la prison d'Alhaurín de la Torre depuis que le juge a ordonné son incarcération avec le conseiller à l'urbanisme de Marbella et le chef d'entreprise de Madrid Ismael Pérez Peña

    Marbella. Le titulaire de la Cour d'Instruction n° 5 de Marbella, Miguel Angel Torres, a décrété hier l'incarcération inconditionnelle du conseiller municipal au transport, trafic et voie publique, Victoriano Rodriguez, pour son implication présumée dans la réseau sur lequel des recherches sont faites dans le cadre de l'opération malaya. À la fermeture de cette édition, le magistrat interrogeait la première lieutenant du maire, Isabel García Marcos - il a commencé vers 19h.45 (pour laquelle le ministère public demande la prison préventive sans garantie). En outre, le magistrat devait écouter au long de la nuit le conseiller à la culture, José Jaén, et Jaime Hachuel, arrêté à Malaga mercredi passé et propriétaire d'un négoce à Marbella.

    García Marcos a été arrêtée au pied d'un avion, mercredi minuit, alors qu'elle revenait de sa lune de miel. Habillée en jean et blouson, elle est arrivée dans les locaux judiciaires de Marbella à la première heure du matin, et la conseillère s'est vue mettre en prison, avec les agents portant ses bagages de voyage qu'elle n'avait pu porter à sa maison. Elle a été transférée du commissariat provincial avec les cinq autres inculpés auprès desquels Torres pensait prendre une déposition hier.

    La journée a été intense. Les interrogatoires ont été repris à midi après un premier jour où cinq personnes, y compris la femme du maire, Marisol Yagüe, et le conseiller à l'urbanisme, Juan Antonio Roca, ont déposé devant le juge jusqu'à l'aube. Le magistrat, avant de reprendre les sessions, a signé la prolongation de détention - avec 24 ou 48 heures de plus selon le cas - de 12 des personnes arrêtées dans l'opération malaya dans les provinces Malaga, Madrid et Murcie.

    Le premier à entrer hier à la Cour d'Instruction n° 5 a été le directeur de l'entreprise CTSA-Portillo, Julio de Marco, arrêté jeudi à Malaga, resté en liberté avec des charges après avoir payé une caution de 12.000 €. Le juge l'inculpe pour corruption présumée.

    Après c'est Victoriano Rodriguez, responsable de la commission aux transports et trafic, qui a déposé, pour lequel le juge a décrété l'incarcération inconditionnelle. Dans ce cas, le chef d'inculpation est vaste. Le juge considère qu'il a commis les infractions de prévarication, malversation de biens publics, corruption, trafic d'influences et machination pour altérer le prix des choses.

    Juan Miguel Saavedra, de la Línea de la Concepción (Cadix), est aussi resté en liberté sans garantie et avec des charges, de corruption et trafic d'influences.

    La journée judiciaire d'hier était la deuxième journée du juge de l'opération malaya contre la corruption municipale à Marbella, où pour l'instant ont été arrêtées 23 personnes, où on est intervenu sur un millier de comptes et où on a effectué une trentaine de perquisitions dans les provinces de Malaga, Cadix, Huelva, Murcie et Madrid.

    Les premières déclarations se sont produites vendredi. Le juge a décrété la prison inconditionnelle pour Juan Antonio Roca, considéré comme le cerveau de l'opération et la personne qui "dirige et contrôle totalement" les décisions municipales, au-dessus de la femme du maire. Après lui, il a mis en prison le chef d'entreprise Ismael Pérez Peña, lié aux entreprises de leasing qui fournissent les véhícules du parc automobile de la Mairie de Marbella.

    Marisol Yagüe a déposé jusqu'à 2h du matin. Son avocat a présenté un certificat médical au juge sur l'état de santé de la mairesse qui est convalescente d'une opération avec environ 50 points de suture dans le dos. Il a signalé qu'elle souffre d'une indisposition cardiaque et qu'elle ne pouvait pas supporter de situations d'effort.

    Ce fut un jour malheureux pour Yagüe avec un autre rendez-vous judiciaire comme inculpée dans le cas Copasur, sur lequel on investigue pour irrégularités dans le financement des travaux de rénovation de sa maison. À la fin, le juge Torres n'a pas tenu compte de la demande de la défense et a décrété une incarcération inconditionnelle pour Yagüe, qui a déjà passé deux nuits dans la prison provinciale d'Alhaurín de la Torre. Elle est inculpée pour les infractions présumées de prévarication, corruption et machination pour altérer le prix des choses. Sur son état physique, le magistrat souligne dans l'ordonnance d'emprisonnement que l'état de la femme du maire n'est pas "extrêmement grave" et qu'en ce moment "il requiert seulement qu'on lui ôte les points de suture, fasse une étude analytique et un contrôle psychiatrique, qui peut être effectué soit de manière ambulatoire ou soit à l'infirmerie du centre pénitentiaire".

    De fait, la mairesse a passé son premier jour dans l'infirmerie du centre pénitentiaire, où on a vérifié qu'elle avait une haute tension artérielle, selon des sources proches de Yagüe. Des sources ont expliqué que "elle ne s'était pas trouvé bien et qu'elle était indisposée" et que les points de suture qu'elle a dans le dos dus à l'intervention chirurgicale contre des "tumeurs" du 20 mars passé seront enlevés probablement demain.

    Le secrétaire municipal, Leopoldo Barrantes a été interrogé par le titulaire de la cour d'instruction n° 5 de Marbella samedi à l'aube et a été laissé en liberté sans garantie avec charges. Il est inculpé pour les infractions de trafic influences et prévarication. Dans ce cas, Barrantes devra pointer à la cour les 1 et 15 de chaque mois.

    Le magistrat a fini la première journée d'interrogatoires avec celui de José Luis Alonso Boyer, qui est aussi resté en liberté après avoir payé une garantie de 20.000 €. Il est sorti des locaux judiciaires de Marbella quelques minutes après sa déposition.

    Le juge Torres continuera aujourd'hui avec l' interrogatoire des six autres personnes arrêtées dans l'opération malaya, où les fraudes sont estimées à 2.400 millions d'€. Pour demain est prévue la déposition des avocats Francisco Soriano et Manuel Sánchez Zubizarreta, du bureau de Madrid où la police à trouvé vendredi 860.000 €.

    La police a arrêté jusqu'à présent 23 personnes à Malaga, Madrid et Murcie, a bloqué plus d'un millier de comptes bancaires et a effectué une trentaine de perquisitions de domiciles dans le cadre de cette opération contre la corruption, que coordonne la Cour d'Instruction numéro 5 de Marbella et le Ministère public Anti-corruption.

     

    FRAUDE DES SOCIETES DE TIMESHARE

    De www.thetenerifesun.com le 23 Mars 2005

    Millions manquant à la sécurité sociale
    Dix-sept compagnies de timeshare du sud de Tenerife ont été accusés de fraude à la sécurité sociale sur presque 3 million d’€.

    Pour la première fois à Tenerife le bureau du procureur public appelle en renfort une équipe spéciale de Madrid pour étudier le problème de fraude.
    Les charges ont été transmises à la cour d’ Arona par le bureau anti-corruption du procureur public, qui accuse les compagnies d'escroquer le système de sécurité sociale de 2.815.301 €et de placer l'argent dans des paradis fiscaux outre mer. L'argent devait être payé dans le système pour les contributions d'assurance nationale dues à plus de 100 ouvriers.
    La recherche a été menée pendant au moins cinq ans et le procureur public a appelé l'année dernière en juillet l'aide du sérieux peloton contre la fraude.
    Un porte-parole pour le bureau du procureur public a dit : “Ce fut un travail très lent et méticuleux, exigeant beaucoup d'effort parce qu'il y avait besoin de démêler un réseau de 17 compagnies reliées ensemble. "Individuellement, les montants frauduleux ne se sont pas élevés mais ensemble ils constituent un cas de fraude organisée sérieuse. "Les montants frauduleux affectent non seulement beaucoup d'ouvriers Canariens qui avait l'argent déduit de leurs salaires mais aussi le système de sécurité sociale."

    Mise à jour | mardi 04 avril 2006 18:45

    Opération judiciaire contre la corruption

    Le Conseil des Ministres se réunit aujourd'hui pour dissoudre la Mairie de Marbella
    …………………………………..
    …………………………….
    Les enquêtes judiciaires continuent à Marbella. Le juge Miguel Angel Torres après quatre jours a clos la première phase de l'instruction de l'opération malaya et a pris les déclarations des 23 inculpés pour leur relation présumée avec le réseau de corruption de la Mairie de Marbella.

    Les journées d'interrogatoires, très intenses, se sont terminées presque à l'aube. Le bilan est de onze personnes en prison inconditionnelle avec plusieurs chefs d'inculpation. Le reste est en liberté sous caution, dont pour certains d'entre eux après avoir déposé une caution variant de 12.000 à 30 000 €.

    Les principaux incarcérés sont le maire de Marbella, Marisol Yagüe, son n° deux, Isabel García Marcos, et l'ex directeur à l'urbanisme et actuel conseiller, Juan Antonio Roca. Les derniers à comparaître devant le juge Torres ont été les six avocats de l'étude madrilène Sánchez Zubizarreta et Sánchez Pastor détenus mercredi passé. Il s'agit de Francisco Soriano Zurita, titulaire du bureau, et de ses fils Juan Luis et Francisco Antonio Soriano Pastor. Les trois autres sont Manuel Juan Sánchez Zubizarreta, Manuel Sánchez Martín et Miguel Pérez Camino. Quatre d'entre ont été incarcérés.

    Les enquêteurs maintiennent que c'est dans cette étude que s'est ourdi le réseau de sociétaires à travers lequel on a dilapidé l'argent publicgrâce à Juan Antonio Roca, qui est le principal inculpé de l'opération et le premier à être incarcéré.

    Le juge Torres a cité tout le personnel des bureaux du plan d'aménagement, siège du secteur de l'urbanisme, formé d'environ 50 personnes. Le chef de la police locale de Marbella, Rafael del Pozo, sera appelé à comparaître demain en qualité d'inculpé.

    Enfin le Figaro !!!

    Razzia policière sur la Costa del Sol
    31 mars 2006, (Rubrique International)

    Espagne A Marbella, fief de la jet-set et de la mafia immobilière, le maire et plusieurs adjoints ont été arrêtés pour malversations.


    "GLAMOUR ET CORRUPTION immobilière" pourrait être la devise de Marbella, la station balnéaire huppée de la côte andalouse. Depuis mercredi, cette ville, où se réunit chaque été la jet-set espagnole mais aussi la pègre internationale, est au centre d'un scandale immobilier. La police anticorruption a arrêté pas moins de 21 personnes, dont le maire, Marisol Yagüe, l'adjoint chargé de l'urbanisme, Juan Antonio Roca, des conseillers municipaux et des avocats. Tous sont accusés de délits de malversation, détournement de fonds publics, corruption et trafic d'influence liés à l'urbanisme. L'opération policière a permis de bloquer un millier de comptes bancaires et la perquisition de plusieurs oeuvres d'art, dont deux Picasso et deux Miro, deux hélicoptères et des voitures de luxe.

    Depuis vingt ans, Marbella a encouragé un urbanisme hors contrôle, qui a permis d'investir (et de blanchir) de grandes quantités de capitaux dans l'immobilier. Élue à la tête de la mairie en août 2003, Marisol Yagüe, une blonde décolorée au look branché, ne fera rien pour changer l'image de sa ville, qu'elle considère comme "la capitale du tourisme international". Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement andalou a contesté la légalité de 211 permis de construire. Il y aurait environ 40 000 logements déclarés illégaux, 20 000 selon la mairie. Devant l'ampleur de la spéculation immobilière, liée au blanchiment d'argent, les autorités andalouses ont retiré fin 2005 à Marbella ses compétences en matière d'urbanisme. Une première dans la région.

    Scandales financiers

    En 1996, le maire de l'époque Jesus Gil y Gil, un populiste connu pour son langage cru et ses méthodes musclées (par ailleurs ancien président du club de football Atletico de Madrid), fit voter un plan d'urbanisme déclarant constructible tous les terrains municipaux et zones naturelles protégées. Depuis, l'argent coule à flots, les parcs naturels deviennent des terrains de golf, le front de mer se couvre d'immeubles de huit étages et la montagne est éventrée pour accueillir les complexes hôteliers. Paradis des célébrités, Marbella devient aussi celui des mafias d'Amérique latine et d'Europe de l'Est, qui font de cette bourgade le théâtre habituel de scandales financiers et règlements de comptes sanglants.

    En mars 2005 déjà, une vaste opération policière, dénommée "Baleine blanche", dont les ramifications ont conduit à l'arrestation de l'équipe de Yagüe, a permis de démanteler à Marbella un tentaculaire réseau international de blanchiment d'argent portant sur au moins 250 millions d'euros. La police avait arrêté près de 60 personnes de diverses nationalités, soupçonnées d'opérer au sein de ce réseau, où 500 sociétés écrans servaient à réinvestir de l'argent noir dans l'immobilier et le luxe.


    LIBERATION 04/04/2005

    Espagne : tempête judiciaire à Marbella

    Dix-sept personnes, dont la maire, mises en examen pour corruption.

     

    Paradis andalou des mafias internationales, Marbella est aujourd'hui une municipalité fantomatique, accusée par la justice d'être au coeur d'une gigantesque corruption immobilière. Hier, le ministre des Administrations publiques, Jordi Sevilla, a annoncé la dissolution par Madrid du conseil municipal. Et pour cause : à la faveur de l'opération judiciaire "Malaya", la maire Marisol Yagüe, son adjointe et deux autres responsables de la mairie ont été mis ce week-end en détention préventive, pour "corruption, malversation et détournement de biens publics". Au total, dix-sept personnes ont été mises en examen, dont des avocats, des entrepreneurs et des policiers locaux. 3,2 milliards d'euros de biens ont été saisis par la police : villas, comptes bancaires, pur-sang, taureaux de combat, voitures de luxe... Et les enquêteurs disent n'en être qu'"au début de [leurs] investigations".

    Pots-de-vin. Depuis le début des années 90, coïncidant avec l'élection à la mairie du populiste Jesús Gil (aujourd'hui décédé), Marbella est associée à la spéculation immobilière et aux pots-de-vin suffisamment élevés pour acheter des silences en haut lieu. Jusqu'à 2003, sur une cinquantaine d'affaires de corruption, trois procès seulement ont eu lieu, et on ne recense qu'une seule condamnation ferme. C'est un jeune magistrat affecté à Marbella, Miguel Angel Torres, 26 ans, qui a servi de déclic. Après avoir orchestré la plus importante opération judiciaire ("Baleine blanche") contre le crime organisé, cet automne, le juge andalou s'est attaqué au réseau de corruption immobilière opérant dans la station balnéaire. D'après l'acte d'accusation, les responsables municipaux touchaient depuis deux décennies d'importants pots-de-vin de la part de promoteurs, en échange de la multiplication douteuse de terrains "constructibles". De source judiciaire, au moins 20 000 logements de Marbella seraient en fait "illégaux".

    "Parrain". Pour le juge Torres, le "cerveau" de cette affaire de corruption ne serait autre que le responsable de l'urbanisme à la mairie, Juan Antonio Roca. Ce dernier a été mis vendredi en détention préventive pour "prévarication et manipulation des prix de marchés publics". Aux yeux du juge, Roca agissait comme un véritable "parrain". Selon le juge d'instruction, c'est lui "qui contrôlait et dirigeait les décisions municipales", et la maire Marisol Yagüe n'"était qu'une marionnette".

    Sans emploi en 1992, Roca avait commencé à travailler sous les ordres de Jesús Gil, mettant en place un système de corruption qui a survécu à son mentor. Le juge le soupçonne de gérer un patrimoine colossal (estimé à plus de 2 milliards d'euros) par le biais de 120 sociétés prête-noms, lui permettant d'"occulter ses revenus illicites et de les investir en grande mesure dans l'activité immobilière". La semaine dernière, dans le cabinet d'avocats Soriano-Pastor (qui travaille pour Roca), la police a mis la main sur 860 000 euros en liquide d'origine non déterminée. Les enquêteurs, qui ont filmé en vidéo certaines villas de Roca, ont affirmé "ne jamais avoir vu un tel étalage de richesse".

     

     

    Mise à jour | samedi, 15 avril 2006 05:18

    Opération contre la corruption à marbella

    Le juge Torres écoutera les déclarations des chefs d'entreprise à partir de lundi

     

    Malaga. Les chefs d'entreprise en particulier, les promoteurs et les constructeurs, seront, à partir de la prochaine semaine, entendus pour la seconde phase de l'instruction judiciaire sur le présumé réseau de corruption de Marbella par le juge n°5 de la localité. Si l'instruction s'est intéressée dans un premier temps aux politiques et a surpris avec la détention de 25 personnes, dont la maire Marisol Yagüe, le premier lieutenant du maire, Isabel García Marcos, les conseillers municipaux de l'équipe Victoriano Rodriguez et José Jaén, le conseiller à l'urbanisme Juan Antonio Roca et le secrétaire municipal Leopoldo Barrantes, l'instruction judiciaire essayera de voir maintenant l'implication des quelques entreprises du réseau urbain, comme l'ont confirmé des sources judiciaires. Le chef du Ministère public anti-corruption, Antonio Salinas, la semaine passée à Malaga, a déjà avancé la possible comparution de chefs d'entreprise.

    Entre la documentation abondante compilée par le juge, et les déclarations des premiers inculpés, sont apparus les noms de sociétés, parmi lesquelles figurent des constructeurs puissants et des promoteurs qui travaillent à Marbella.

    De fait, quelques chefs d'entreprise directeurs pour certains de grandes sociétés andalouses et nationales qui ont construit des logements à Marbella durant ces dernières années ont déjà cherché des représentations légales dans certaines des études les plus prestigieuses de Madrid. Il s'agit de bureaux réputés qui n'instruisent pas de cas à moins de 500.000 €, ce qui inclut le déplacement de personnels à Marbella pour suivre de près l'instruction complexe que fait le juge Torres.

    Pour l'instant, le juge étudie si certaines entreprises ont pu payer entre 300.000 et 600.000 € pour une licence de première occupation. Comme le confirme une source proche de l'investigation, il utiliserait pour cela des enregistrements téléphoniques dans lesquels sont impliqués plusieurs chefs d'entreprise depuis octobre passé.

    En principe, les promoteurs pourraient avoir commis une infraction présumée de corruption, pour laquelle le Code Pénal prévoit une peine de prison de deux à six ans, une amende qui est triple de la valeur estimée des méfaits et une déclaration de non égibilité pour des travaux publics de sept à douze ans.

    Ces promoteurs donnent de l'argent à la Mairie pour acheter son silence administratif avec l'approbation du secrétaire municipal, inculpé dans un cas, il y a deux mois. Comme l'a dénoncé précédemment l'Assemblée, l'équipe de direction de Marisol Yagüe a accordé des licences d'occupation à plusieurs promotions de logements illégaux contestés par le gouvernement andalou. Les mêmes sources indiquent que le paiement de ces sommes exonère aussi les entreprises d'inspections pertinentes en matière d'installations par des techniciens de l'urbanisme.

    Aucun des chefs d'entreprise inculpés jusqu'à présent,soit : le concessionnaire de la grue municipale Ismael Pérez Peña, le délégué des Autobus Portillo, Julio de Marco, et celui qui gère la publicité dans les abris d'autobus, Rafaël Llopis, n'appartient au secteur immobilier.

     

    Mise à jour | jeudi, 04 mai 2006 21:20
    Tribunaux

    Le juge du cas "Baleine Blanche" retarde le secret de la procédure
    Le Ministère public a presque fini la phase d'instruction

     

    Marbella. Le titulaire de la Cour d'Instruction numéro 5 de Marbella, Miguel Angel Torres, a prorogé jusqu'à fin mai le secret partiel du cas "Baleine Blanche", qui est supposé être la plus grande affaire policière en Espagne contre le blanchiment de capitaux du trafic de drogues.

    Des sources judiciaires ont expliqué aujourd'hui que, après cette mesure, c'est 24% du secret qui a déjà été levé depuis les premières détentions - il y a presque 14 mois - et ont dit que le Ministère public a presque fini la phase d'instruction.

    Sont encore secrets les résultats des commissions rogatoires en Russie et en Hollande, où on peut hypothétiquement mettre en rapport cette affaire avec le cas de la société pétrolière russe Yukos et avec deux personnes d'origine israélienne qui sont inculpées, et qui sont emprisonnées depuis neuf mois.

    Depuis les dernières mesures adoptées par le juge instructeur, celui-ci a informé qu'il a récemment écouté à nouveau les déclarations de l'avocat Chilien Fernando del Valle, principal inculpé du cas et considéré comme le "cerveau" du réseau.

    Del Valle, qui reste en liberté provisoire après avoir payé 600.000 EURO de garantie pour sortir de prison sept mois après son entrée, a été entendu pendant une demi - heure dans le but de clarifier certains aspects concrets .

    Son avocat, Javier Núñez, a exprimé aujourd'hui son désir que le juge procède à la levée totale du secret de l'instruction "pour pouvoir travailler cette affaire et se défendre de façon maximale, avec les mêmes droits dont jouit l'accusation".

    "L'argument selon lequel on a déjà levé quatre-vingt pour cent du secret de l'instruction ne nous convainc pas, parce que cela ne se rapporte pas à un ordre chronologique de l'investigation", a ajouté le défenseur de del Valle. Núñez a signalé que "tant que le secret ne serait pas levé complètement, nous ne pourrons pas étudier le dossier de la première à la dernière page pour nous défendre", et il a ajouté qu "il est très compliqué d'évaluer l'importance de vingt pour cent restant secret sans connaître la totalité du contenu".

    L'opération "Baleine Blanche" a été entamée en mars 2005 et a entraîné la détention d'une cinquantaine de personnes de différentes nationalités, dont trois notaires et plusieurs avocats, pour leur implication présumée dans un réseau qui a hypothétiquement blanchi à Marbella plus de 250 millions d'€ et où il y a eu des perquisitions pour 350 millions et dans plus de 250 propriétés.

    Le président de l'Audition Provinciale de Malaga, Francisco Javier Arroyo, a annoncé la semaine passée que ce cas sera probablement transféré à l'Audition Nationale pour ses connotations internationales.


    L'Express n° 2861 du 04/05/2006

    Espagne :
    Massacres à la bétonneuse.
    par Cécile Thibaud



    Le scandale qui vient d'éclabousser la municipalité de Marbella, sur la Costa del Sol, met en lumière un phénomène qui touche tout le littoral et gagne l'arrière-pays: sur fond de corruption à large échelle, des programmes immobiliers surgissent partout. Au mépris des paysages, des ressources en eau et, même, d'une demande qui commence à marquer le pas.

    "S'il vous plait, raccrochez vos téléphones, lâchez les souris de vos ordinateurs et quittez l'édifice". Stupeur pour les 180 fonctionnaires de la mairie de Marbella. Ce mercredi 29 mars à 9 heures du matin, commençait le grand coup de filet de l'opération Malaya. En ligne de mire, la maire, Marisol Yagüe, ex-chanteuse de flamenco, et surtout Juan Antonio Roca, assesseur en urbanisme municipal, le cerveau présumé de tout un réseau de corruption immobilière, dans cette ville balnéaire connue pour être le rendez-vous de la jet-set internationale. Que Marbella, la perle de la Costa del Sol, fréquentée par les stars, les émirs et la grande délinquance, brasse des affaires suspectes, à vrai dire, cela ne surprend personne en Espagne: la proximité du paradis fiscal de Gibraltar et l'installation de la mafia russe dans les luxueuses villas de la côte rendent les choses si faciles... Mais l'ampleur de l'opération Malaya, conduite par le juge Miguel Angel Torres, dépasse tout ce que l'on pouvait imaginer. La question court: pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps avant que la justice intervienne, alors que la corruption était visible à l'oeil nu? Et l'on craint de connaître la réponse, alors que certains promettent l'éclosion de multiples mini-Marbella le long de la côte. A Marbella comme ailleurs, le négoce immobilier fonctionne comme une grande lessiveuse pour l'argent de la drogue, assure-t-on. C'est très facile, confie un vendeur immobilier de Madrid. Personne ne cille à l'idée de voir un appartement payé à hauteur de 20 ou 30% en cash, cela peut monter à 50% sur la côte. Officiellement, les notaires sont obligés de déclarer toutes les irrégularités détectées au moment de la signature. Mais ils ne détectent rien. Comment le pourraient-ils, puisqu'ils ont presque tous des petites salles discrètes, réservées aux transactions en cash, pour qu'acheteurs et vendeurs puissent faire le décompte des billets à l'abri des regards indiscrets? Preuve indirecte de l'importance du phénomène, l'Espagne concentre à elle seule un quart de l'ensemble des billets de 500 € actuellement en circulation. En 2005, les architectes signent 800 000 demandes de permis de construire en Espagne. Soit plus qu'en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne réunies: un record, d'autant que, en huit ans de boom immobilier, les prix ont été multipliés par trois. Les zones du littoral, qui concentrent 40% du parc immobilier du pays, sont l'un des principaux moteurs du secteur. La passion des Espagnols pour la résidence secondaire est rejointe par celle des Européens, qui représentent 35% des acquéreurs sur la côte: Allemands, Britanniques et Scandinaves se précipitent. Pour les vacances, d'abord, mais pourquoi pas, un jour, pour y passer leur retraite. "Globalement, la demande va continuer de croître dans les prochaines années, prévoit Raul Garcia, du cabinet de consultants Grupo i, qui produit périodiquement des études sur le sujet. Même si le rythme d'achat des étrangers a fléchi ces dernières années, du fait du ralentissement économique et de l'émergence de concurrents, comme la Croatie ou la Turquie, l'Espagne demeure la destination la plus sûre."

    "Tout le monde vend ses terres"
    Oui mais. L'engouement n'est plus ce qu'il était. Depuis 2003, les investissements étrangers sont en baisse, de 16% par an, selon la banque d'Espagne. L'envolée des prix a calmé le marché. Un 3-pièces coûte rarement moins de 250 000 €. Une maison passe les 380 000 € et ne se vend pas à moins de 1 million sur la Costa del Sol. L'Espagne n'est plus une si bonne affaire.

    D'autant que, de la Costa Brava à l'Algarve portugais, le littoral espagnol est saturé. Les lignes d'immeubles avec vue sur la mer menacent de croquer les dernières côtes épargnées et mordent sur les espaces protégés. La frénésie immobilière gagne maintenant l'arrière-pays. Les promoteurs vendent golf et tranquillité, dans les macrocomplexes résidentiels, des resorts à l'américaine, situés parfois à 50, voire 80 kilomètres du brouhaha des plages.

    C'est tout ce secteur que vient d'éclabousser le coup de filet de Marbella. D'autant que les langues se délient. La corruption municipale? Affaire connue. Ce qui est nouveau, alors? "Qu'un juge écoute et, surtout, qu'il agisse", estime Javier Aarzola Moral, habitant de Marbella. "Tout le monde avait entendu parler de Roca et de commissions à verser. Mais personne ne disait rien. Ici les gens ont tellement d'argent à blanchir!"

    Responsable de l'association des copropriétaires de la résidence Los Monteros, Javier Aarzola s'est battu des années pour interdire la construction, au beau milieu de la résidence, d'une série de blocs d'appartements qui avaient obtenu une autorisation municipale illégale. Il a eu gain de cause il y a dix ans, mais attend toujours l'ordre de démolition de l'édifice déjà bâti.

    On estime qu'à Marbella - 117 000 habitants l'hiver - quelque 30 000 appartements et villas ont déjà été construits illégalement, en quinze ans, grâce à des permis de construire établis frauduleusement. Réparer les "anomalies" urbanistiques pourrait coûter jusqu'à 6,5 milliards d'indemnisations.

    Le bilan des premières saisies de l'opération Malaya est à l'aune de cette démesure: une centaine de pur-sang, des taureaux de corrida, des bijoux par kilos, des tableaux de maître, des voitures de collection, un hélicoptère, sans parler d'invraisemblables quantités d'argent liquide, dans des villas marbre et or, décorées d'animaux sauvages naturalisés, où l'on accroche les toiles de Miro dans les salles de bains... un butin provisoire évalué à 2,4 milliards, en attendant de décortiquer les ramifications immobilières et de blanchiment d'argent, à travers un réseau d'hommes de paille et de sociétés écrans.

    A quelques centaines de kilomètres de là, en remontant le long de la côte vers l'est, le littoral d'Almeria et de Murcie paraît presque désert en comparaison de la Costa del Sol. Plus pour longtemps, promettent les promoteurs, qui, dans chaque anse, dessinent des projets de marinas. Mais c'est vers l'intérieur que les grandes manoeuvres ont commencé. Dans cette zone sèche et isolée, où l'eau est rare et précieuse, on était jusque-là spécialisé dans le haricot vert, l'artichaut ou les arbres fruitiers. Les terres agricoles sont maintenant au coeur des convoitises. L'annonce de la construction d'un nouvel aéroport à Corvera et d'une nouvelle autoroute entre Carthagène et Vera, a rompu l'isolement. L'amélioration des techniques de désalinisation a résolu les limitations en eau. Et, selon la loi en vigueur depuis 2001, tout sol qui n'est pas expressément protégé est potentiellement constructible.

    Les promoteurs de la région voisine de Valence, où le littoral est déjà plus que saturé, se précipitent sur l'aubaine. Les villages de l'intérieur sont assaillis de propositions. "On leur met le marché clefs en main: le promoteur achète des terres agricoles, le conseil municipal vote un plan d'urbanisme partiel qui les requalifie en terrains constructibles, le promoteur présente son projet et obtient le permis de construire, 5 000 logements, parfois plus, autour d'un terrain de golf", explique Ruben Vives, actif militant et secrétaire de l'association Ecologistes en action.

    "Pour le village, c'est comme s'il avait touché le gros lot. Tout le monde vend ses terres. On fait miroiter des emplois dans la construction, dans le commerce et les services... Celui qui dit non passe pour un crétin." Difficile de résister. La plupart des municipalités cèdent aux sirènes, quelle que soit leur couleur politique.

    Une eau rachetée en sous-main.
    L'homme clef, la personne à convaincre, c'est le maire. C'est donc vers lui que se tournent les attentions. Il est assiégé, séduit, et convaincu... "Que l'on appelle cela commissions, pots-de-vin ou dessous-de-table, peu importe, il est certain qu'aujourd'hui on voit plus de Mercedes à Murcie qu'en Allemagne."

    Non loin de là, du côté d'Alicante, le maire d'Orihuela roule même en Rolls ou en Audi A8, selon les jours. Moustache poivre et sel, £il vif, il explique qu'elles sont mises à sa disposition par un ami promoteur immobilier. Tout comme la villa dans laquelle il vit, d'ailleurs. Hasard ou pas, la municipalité côtière d'Orihuela est de celles qui enregistrent un grand nombre d'irrégularités urbanistiques et d'attributions de contrats publics dénoncées devant la justice.

    "Le problème va au-delà de la malhonnêteté ou du parti politique de tel ou tel, affirme le sociologue José Miguel Iribas, consultant en urbanisme. La vraie question est le mode de financement des municipalités. On leur a donné des compétences sans leur accorder de budget. Tant que la requalification des sols et les permis de construire seront leur principale source de revenus, rien ne changera."

    Dans son bureau, à la direction régionale d'urbanisme de Murcie, l'architecte Felipe Iracheta essaie de tenir à jour le compte des projets déposés. "800 000 nouveaux logements et de 50 à 60 golfs sont planifiés dans la région de Murcie, contre 12 actuellement, calcule-t-il. Mais les chiffres sont vite dépassés." Il pointe sur une carte: "Ici, Archivel, un village de 800 habitants, une vallée minuscule sortie d'un conte... 8 000 logements prévus. Que restera-t-il du paysage? demande-t-il. Ou là, Jumilla, un village de vignerons avec un bon potentiel économique: 75 000 logements approuvés, soit 225 000 nouveaux habitants."

    A raison de trois personnes en moyenne par logement, estime-t-il, 2,4 millions de personnes pourraient venir s'installer, à moyen terme, dans la région de Murcie, qui compte actuellement 1,3 million d'habitants.

    Un défi pour une zone perpétuellement menacée par la sécheresse. Personne ne sait bien quelle eau boiront les nouveaux venus, mais qu'importe. "Les promoteurs doivent présenter un rapport validé par la Confédération hydrographique indiquant qu'il y a les ressources en eau nécessaires, explique Iracheta. Mais ce rapport est simplement consultatif. Les promoteurs notent juste qu'ils achèteront l'eau d'une usine de désalinisation, et le tour est joué."

    A Ulea, un petit village au pied d'une montagne dans la vallée de Ricote, à une centaine de kilomètres de la côte, on vit de la culture des champs de citronniers ou de pêchers. L'eau? Elle vient du fleuve Segura et est gérée collectivement par les coopératives d'agriculteurs selon le système traditionnel de la région. Chacun a un "droit à l'eau" en fonction de la taille de ses terrains cultivés, ce droit étant exclusivement destiné aux champs. "Ici, tout le monde fait un usage raisonné des ressources. Jamais il n'y a eu de problème de manque d'eau au village", raconte fièrement Joaquin Pastor, responsable de la coopérative de la vallée de Ricote.

    Mais le paysage est sur le point de changer. A Ulea, 900 habitants recensés, vient d'être planifiée la construction de 21 000 nouveaux logements, répartis entre sept macrocomplexes touristiques. Soit 63 000 nouveaux habitants en perspective. Et pas suffisamment d'eau, selon le rapport de la Confédération hydrographique du Segura. Qu'importe. Le maire a changé de voiture, il se construit une nouvelle maison, et tous ceux du village qui vont vendre des lopins de pâturage aride au prix du terrain constructible sont aux anges.

    Joaquin Pastor, lui, a reçu une étrange proposition dans le bureau d'un intermédiaire, à Murcie. Pourrait-il vendre l'eau de la coopérative? Ou bien regarder ailleurs pendant qu'on installe les tuyauteries qui conduiraient l'eau tirée du Segura vers l'un des nouveaux resorts? En échange de sa signature sur un coin de papier: 300 000 € en liquide tout de suite pour lui, et la promesse de couvrir chaque année tous les frais de fonctionnement de la coopérative, soit quelque 200 000 € par an. Proposition négociable, évidemment, glisse son interlocuteur. "J'ai dit non, je suis parti, et je me suis bien gardé d'en parler à mes associés de la coopérative. Ils auraient dit oui. La misère est si mauvaise..."

    Ce trafic d'eau tirée de puits creusés illégalement, détournée de l'usage agricole, rachetée en sous-main... est un secret de Polichinelle. Du côté de l'administration de la région de Murcie, on se flatte d'être exemplaire en matière d'économie de l'eau et de bon usage des ressources, grâce à la rationalisation de l'irrigation et au recyclage. L'augmentation de population en perspective n'effraie pas: "Il est calculé que 100 000 personnes de plus consommeraient 5,5 hectomètres cubes par an, c'est-à-dire beaucoup moins que ce que pourra produire une seule usine de désalinisation", explique un porte-parole régional.

    L'importation du modèle américain.
    "Mais qui va venir habiter ici? demande l'écologiste Ruben Vives. Il y a trop d'offres, la demande étrangère baisse, ce qui est déjà construit se vend mal. Pourtant, les prix grimpent et on continue de bâtir. Il y a quelque chose qui ne colle pas." Le long des routes, à la sortie de Murcie, les immenses panneaux des promoteurs promettent le bonheur avec piscine et vue sur le golf. C'était le rêve de Maureen et Daniel, un couple de retraités du Lancashire, en Angleterre, installés depuis deux ans dans un immense lotissement à vingt minutes des plages de Mazarron. Leur petite maison blanche, ils l'ont choisie sur plan, attirés par une annonce repérée dans un journal britannique. Pourquoi Mazarron? "C'était dans les prix de ce qu'on pouvait s'offrir", répond Maureen. Elle était aide-infirmière. Il était technicien dans une imprimerie. Ils ont rassemblé leurs économies, pris quelques cours d'espagnol et largué les amarres. Pour eux, l'important était les deux mille huit cents heures de soleil par an promises. Elles sont là. Il y a même un cagnard terrible. Le crâne lisse de Daniel luit au soleil pendant qu'il bricole dans le jardin minuscule. L'été, ils montent une petite piscine pour se rafraîchir un peu. "On nous avait dit qu'il y aurait une piscine commune, elle n'a jamais été construite", raconte Maureen en jetant un regard vers les alignements de maisons identiques. Pas un arbre, pas un commerce. Le golf? "Il n'est pas très loin, de toute façon, on ne joue pas." Au loin, la poussière dégagée par la construction des nouveaux lotissements. Heureux? Oui, "very much". Même si la maison leur donne quelque souci, avoue Maureen. "Des fissures, un muret qui s'effondre, ç'aurait pu être mieux. Le constructeur dit qu'il a rempli sa part du contrat." Après les années d'emballement, le marché est revenu à la raison, estime Raul Garcia, du cabinet de consultants Grupo i: "Jusqu'à 2003, les logements partaient comme des petits pains. Le secteur raisonnait à court terme. Maintenant, les appartements mettent dix-huit mois à se vendre. Les promoteurs ont dû rectifier leur stratégie et revoir leur offre."

    Arrive ainsi ce que certains professionnels appellent la "résidence touristique de troisième génération": le resort ou l'importation du modèle américain.

    L'herbe est impeccable, les maisons, colorées sont pimpantes, les gens aimables, le bar du "club social" est accueillant, la cuisine, méditerranéenne, avec une pointe d'exotisme. On pourrait être quelque part entre la Floride et le film The Truman Show. N'importe où, sauf en Espagne. Mar Menor Golf Resort est le premier projet de Polaris World, le promoteur à la progression fulgurante qui pose ses projets partout dans la région de Murcie. L'idée, piquée du côté de Miami, est de vendre plus qu'un appartement ou une maison: une ambiance, un environnement, où tous les services sont à votre portée. Polaris Telecom installe le câble et la télévision dans votre maison meublée Polaris Home Style, alors que Polaris Garden bichonne votre jardin. Là-bas, le golf est dessiné par Jack Nicklaus, qui est d'ailleurs la caution promotionnelle de Polaris sur le marché anglo-saxon. Vous faites les courses au Polaris Supermarket. Et, l'an prochain, les enfants pourront aller au King's College Polaris World.

    "Pourquoi les autres et pas nous?"
    Une mise en scène irréelle d'un meilleur des mondes, qui exaspère les détracteurs. Mais ce qui les inquiète le plus, c'est la voracité de Polaris qui, en seulement quatre ans d'existence, a étendu ses projets à toute la région et ouvert des boutiques de vente dans toute l'Europe, et même à Hongkong. En novembre 2005, dans le village d'Alhama, le vote inattendu d'une conseillère municipale faisait capoter in extremis un nouveau projet pharaonique signé Polaris: 28 000 logements et trois nouveaux golfs. Elle disait non au plan d'urbanisme, qui prévoyait au total 60 000 nouveaux logements, présenté par la majorité municipale (du Parti populaire) à laquelle elle appartenait pourtant, elle disait non aux résidences de luxe, dénonçant à demi-mot la corruption cachée derrière l'opération.

    On a appris depuis que les promoteurs, sûrs que le vote du conseil municipal leur était acquis, avaient versé 1,8 million d'euros d'avance à la mairie, promis de payer les livres scolaires de tous les gosses du village et organisé une grande fête...

    L'image impeccable de Polaris se fracture: la success story de cette entreprise créée par un maçon local et un ancien vendeur d'air conditionné est remise en question. Comment a-t-elle réussi à décrocher, en six mois, trois crédits d'un montant total de plus de 1 milliard d'euros - du jamais-vu dans le secteur? Quels sont ses liens avec les politiciens régionaux? Comment a-t-elle obtenu, en six mois, le droit de construire une station de désalinisation, quand les permis doivent attendre au moins deux ans en moyenne?

    Au-delà de l'anecdote, l'affaire d'Alhama a joué un rôle d'électrochoc pour la presse espagnole, qui ne cesse, depuis, de relater les cas les plus ahurissants de corruption, dans tous les villages qui espèrent toucher le gros lot de cet immense loto immobilier. L'an dernier, un édifiant rapport de Greenpeace intitulé "Massacre sur toute la côte" était accueilli avec indifférence. Il est maintenant épluché par ceux qui s'interrogent sur l'impunité des hôteliers, promoteurs et marchands de loisirs qui se jouent des lois. A Carboneras, un gigantesque hôtel bâti en dépit de tout, en bordure de littoral et dans le parc naturel de Cabo de Gata, va enfin être démoli, sur les instructions du ministère de l'Environnement. La lutte a été rude pour l'administration centrale. "Quand vous arrivez avec la loi de protection du littoral en main, raconte-t-on au ministère, le maire tape du poing sur la table: "Ici, c'est moi qui signe les permis de construire. Les gens m'ont élu pour ça, ils sont d'accord. Alors ce n'est pas vous, à Madrid, qui allez décider pour nous...""

    Entre Cabo Cope et Calnegre, le maire (socialiste) de Lorca et celui d'Aguilas (Parti populaire) sont tombés d'accord au moins sur une chose: "Pourquoi les autres et pas nous?" Sur une immense plaine maraîchère en bord de mer, encadrée par des lignes de collines désertes, ils ont un projet grandiose: Marina de Cope, une grande marina intérieure de 1 500 à 2 000 amarres, inspirée de celle de Port-Grimaud, sur la Côte d'Azur, 5 terrains de golf, 10 000 logements, 20 000 places hôtelières, un centre de sport d'élite avec 10 terrains de football et un vélodrome... Les écologistes ont beau dénoncer la disproportion du projet sur l'un des derniers bouts de littoral vierge, les maires de Lorca et d'Aguilas n'en démordent pas. Ils tiennent là le Marbella de demain.

    ® L'Express 2004

    Diario Malaga Hoy. Mise à jour | mardi, 23 mai 2006, 06:07

    Activités sur la Costa del Sol

    La fraude sur la multipropriété a déjà touché plus de 5.000 personnes

    On convainc des propriétaires en temps partagé sur la Côte qu'ils ont un acheteur pour leurs package de vacances, on leur demande de l'argent pour faire les démarches et on part avec.

    Fuengirola. Les arnaqueurs préfèrent cette localité pour installer leurs bureaux.



    Malaga. En son temps l'idée s'avérait des plus attrayante. Une semaine dans un appartement d'une résidence de luxe sur la Costa del Sol, avec tout le confort, et à un prix des plus suggestif. Le boom des séjours dans des résidences en multipropriété a attiré beaucoup d'investisseurs d'Allemagne et du Royaume-Uni, avides d'assurer leur ration de soleil chaque saison.
    Il y a 15 ans des milliers de personnes ont acheté ce droit à séjour de manière complètement légale, mais au fil du temps ils se sont fatigués d'aller passer l'été toujours au même emplacement et à la même période, et ils ont remarqué que les charges de ces résidences de haut niveau se sont considérablement élevés. Arrivés à ce constat, les propriétaires de séjours en multipropriété sur la Costa del Sol reçoivent des appels téléphoniques encourageants. Une entreprise leur assure que quelqu'un est intéressé par leur package de vacances et on leur dit que pour vendre il faut payer environ 1.500 € pour le notaire.

    C'est le point de départ de l'escroquerie à la multipropriété. Le groupe de Fraudes de la Comisaría Provincial estime qu'on a détourné avec cette méthode environ 9 millions d'€ et qu'il y a plus de 5.000 préjudices dans toute l'Europe. Dans ces dernières années 31 personnes ont été arrêtées à Malaga en rapport avec ce type d'escroqueries.

    Normalement, l'entreprise qui propose la vente au propriétaire du titre de multipropriété, le laisse tomber au moment de donner l'argent promis. " Il n'y a évidemment aucun acheteur, parce qu'il s'agit d'un produit très difficile à placer sur le marché ", observe Juan Titos, chef du groupe de fraudes à Malaga.

    Alors, loin de laisser le client tranquille, on revient à la charge en créant une nouvelle société et en téléphonant à nouveau aux mêmes personnes. " On leur dit qu'ils ont su qu'ils ont été escroqués et qu'ils peuvent les aider à récupérer l'argent, mais qu'il serait nécessaire de payer 300 € ", commente Titos. Ce truc est reconnu comme escroquerie et beaucoup tombent à nouveau une seconde fois dans le piège, selon les sources policières.

    Les opérations les plus importantes contre ce type d'organisations ont été effectuées à Fuengirola et les victimes type sont surtout des citoyens Britanniques. Les sociétés obtiennent les listings des propriétaires, montent des bureaux avec des téléopérateurs et se consacrent à "écraser" les clients. " Nous avons détecté environ cent sociétés travaillant avec cette méthode, ils changent de dénomination et utilisent des prête-noms pour que nous ne détections pas les véritables responsables ", résume le chef d'inspection.

    On estime que ce type d'opérations frauduleuses a commencé à être détecté en 2001 et que depuis ont été appréhendées plus d'un demi - millier de personnes. " Jusqu'à il y a peu nous avons eu une attitude très tolérante avec les téléopérateurs, mais la situation change. Nous avons la certitude qu'ils savent qu'ils trompent les victimes, ce pourquoi ils doivent être considérés comme complices de l'escroquerie ", indique le groupe.

    Il est habituel que les fraudeurs à la multipropriété travaillent pendant plusieurs mois sous la même dénomination commerciale. Quand arrivent les premières dénonciations ils disparaissent en laissant un flot de dénonciations derrière eux.

    Malgré la mauvaise image que peuvent avoir les affaires de multipropriété, les sources policières assurent qu'il existe un marché sain et qu'il a été à l'origine de beaucoup de bénéfices pour la Côte pendant les dernières années. Pour prévoir ces situations la police a organisé des réunions avec des victimes, des représentants de consommateurs et ont même conclus l'élaboration de programmes spéciaux à la télévision anglaise pour signaler aux propriétaires de cette modalité de vacances qu'il existe des bandes pouvant leur soutirer de l'argent.


    Opération Trafalgar:
    Malaga
    Mise à jour Dimanche 28 mai 2006
    les associations de consommateurs conseillent de consulter des experts avant de vendre un produit
    L'arnaque à la multipropriété crée une confusion chez les clients

     

    MALAGA. "On m'appelait parce que j'ai un contrat en temps partagé et je ne sais pas si je suis victime d'une arnaque". L'effet du dernier coup policier contre la fraude massive sur les package de vacances en multipropriété sur la côte a été de créer la confusion entre les clients du secteur. Ainsi, l'Association de Consommateurs victimes de Mundo Mágico (Acama) a reçu en à peine 24 heures une centaine d'appels téléphoniques de toutes les provinces espagnoles d'Italie et du Royaume-Uni de personnes qui voulaient vérifier la légalité de leurs contrats et s'ils sont victimes de cette escroquerie présumée.
    "Le problème est que nous ne savons pas quelles entreprises ni combien sont en rapport avec cette affaire", explique Damián Vázquez, avocat de l'association créée en 2003 à la suite de la fraude collective de Mundo Mágico accusé entre autres d'escroqueries dans des sujets liés à la multipropriété. Pour cela, Acama étudie la façon de faire comparaître avec accusation particulière dans les instructions ouvertes par la cour de Fuengirola pour faire des recherches sur les faits.
    Ce qui est sur pour l'instant est que la détention de huit personnes à Fuengirola, Mijas et Coín a rendu propice le démantèlement d'une bande qui se consacrait à des fraudes sur les package de vacances. On estime que l'escroquerie pourrait atteindre environ 15.000 personnes, des étrangers, et que les bénéfices obtenus pourraient avoisiner les 18 millions d'€. Les personnes appréhendées sont restées en liberté sous caution après avoir été entendu par le juge instructeur.
    En ce qui concerne les appels reçus, Acama donne en ce moment les réponses qu'il peut. ACAMA a demandé à ceux qui téléphonent de leur fournir leurs contrats dans le but de réviser et constater s'ils sont ou non légaux. En cas d'irrégularités, ils présenteront une réclamation ou opteront pour les tribunaux, ou pour la voie civile ou pénal, dit Vázquez.
    D'autres associations de consommateurs consultées conseillent aux clients du secteur de la multipropriété - terme remplacé actuellement par temps partagé ou utilisation de biens touristiques immobiliers par tour- qu'on informe et conseille avec des avocats ou des groupes avant de vendre un produit de cette caractéristique. Le président à Malaga de la Federación de Consumidores Facua en Acción, Manuel Sánchez Vicioso le dit. Il a aussi invité à lire avec attention les contrats qui sont souscrits pour acheter certains de ces packages, recommandation qu'a aussi fait María Huelin, avocate du groupe Al-Andalus.
    Huelin a insisté sur la nécessité d'aller chez un professionnel ou à une association de consommateurs au moment de revendre un contrat de multipropriété. En outre, il a expliqué qu'un client qui souscrit un contrat en temps partagé a dix jours de délai pour l'annulé, de là l'importance d'étudier avec précaution le document signé. Cela peut se faire, dit-il, par fax ou une demande notariale.
    Selon les investigateurs, ses escroqueries assuraient aux propriétaires de ces packages qu'il y avait une personne intéressée pour racheter et demandaient de l'argent pour les démarches d'étude du notaire. Ils offraient aussi des produits sans en disposer allaient jusqu'à se faire passer pour des avocats quand leurs clients se rendaient compte qu'ils avaient été arnaqués.

     

    (Même info en Belgique)

    Un Belge soupçonné de malversations en Espagne
    site internet de RTL. Infos le 26-5-2006


    La police espagnole a appréhendé huit personnes pour leur participation dans une fraude présumée de plusieurs millions concernant des logements de vacances vendus en time-sharing (multipropriété) sur le site touristique de la Costa del Sol. Un Belge est au nombre des personnes interpellées.
    Les suspects auraient soutiré environ 18 millions d'euros auprès de plus de 15.000 victimes depuis 2000, via 300 sociétés-écrans, qui employaient plus de 1.000 personnes. Ce groupe visait le marché anglo-saxon et d'Europe centrale. Des téléopératrices contactaient les multipropriétaires en leur proposant de vendre leur semaine à des acheteurs potentiels.
    Les fraudeurs parvenaient à un accord avec les propriétaires qui devaient alors réaliser des virements en Espagne, justifiés comme frais de notaires ou de gestion. Le réseau vendait la même semaine touristique à plusieurs personnes.
    La complexité du dispositif, le défaut de collaboration de nombreuses personnes arrêtées ces dernières années et le fait que les plaintes arrivaient en Espagne avec du retard et parfois une documentation incomplète, avec l'inconvénient de ne pas pouvoir contacter directement la victime, ont compliqué le travail de la police.


    Infos de ACAMA (assoc de consommateurs) http://www.afectadosmultipropiedad.com/
    origine : Diario Sur le 28 mai 2006.


    Plus de 200.000 familles jouissent de logements en temps partagé à Malaga...
    La Costa del Sol représente un tiers du marché de la multipropriété en Espagne. Ce marché est de 170 millions d'€ par an. Toujours plus de clients, toujours plus de délinquance.
    L'équation est vérifiée. Les opérations policières contre la fraude présumée à la multipropriété sont directement proportionnelles au nombre de familles qui jouissent de vacances en temps partagé à Malaga. La Costa del Sol est un des trois piliers de cette industrie en Espagne (le premier dans la Péninsule). De fait, elle reçoit 209.900 clients dans ces complexes, un tiers des 611.200 utilisateurs à l'échelle nationale, selon les données apportées par l'Organisation de Temps Partagé Européen (OTE) (groupe les dirigeants des sociétés du secteur). La police calcule que 15.000 de ces familles sont tombées entre les mains d'un réseau qui tentait de leur revendre leurs package de vacances à un prix beaucoup plus grand que celui payé à l'achat. L'opération 'Trafalgar est considérée comme la plus importante contre la supposée fraude sur ces produits et sur le marché anglo-saxon. Les Britanniques représentent la moitié du marché du 'time-sharing 'en Espagne. La directrice de l'OTE en Espagne, María Jesus Rodriguez, a indiqué que 307.434 familles du Royaume-Uni ont contracté des semaines de vacances dans ces complexes. Suivent, deuxièmement, 100.000 clients espagnols (16.5%). Le commerce de la multipropriété sur la Côte du Soleil brasse 170 millions d'€ annuels, qui supposent les ventes de 14.100 semaines de vacances en douze mois. Curieux ! La police chiffre à 18 millions d'€ les bénéfices obtenus par le réseau de fraude présumée qui ne revendait que du vent. En ce qui concerne le profil de l'utilisateur, la déléguée espagnole de l'OTE a expliqué que prédominent les couples sans enfants (60% des clients), dont l'âge est compris entre 40 et 64 ans, qui passent en moyenne dix nuits par voyage. La Costa del Sol est le lieu le plus important avec le prix moyen de séjour en complexes de12.100 €, tandis que les Iles Canaries sont meilleur marché, avec 8.600 €.
    http://www.20minutos.es/noticia/124337/0/fraude/multipropiedad/malaga Une des entreprises impliquées est PLANITESTATES. Plate-forme des victimes : 952215859 email : correo@afectadosmultipropiedad.com où on commente les droits en multipropriété. ACAMA a porté plainte contre des sociétés de temps partagé comme Mundo Magico, La dorada, Kumana Tours, Promotur Consulting, AABT 2050, Fifty Years Right to Use, etc.

    (La Dorada fait partie du groupe CBM, qui possède Calapi à Majorque)

    De CANARIASAHORA.COM
    Les escrocs ont récolté 100.000€ au moyen d'entreprises de multipropriété dans le sud de Tenerife.

    La police nationale a confirmé ce samedi la désarticulation dans le sud de Tenerife d'un groupe organisé consacré à la création d'entreprises de multipropriété.... qui disparaissaient ensuite sans laisser de trace, méthode avec laquelle on est parvenu à escroquer plus de 100.000 €. Dans l'opération ont été arrêtées deux personnes de nationalité française présumées membres de ce groupe, qui opéraient dans plusieurs pays de l'Union Européenne et ont escroqué " un nombre indéterminé des personnes" durant ces trois années en opèrant par le biais des fausses entreprises enregistrées à Tenerife. Cette organisation créait "un véritable tissu fictif d'entreprises consacrées à la multipropriété" qui disparaissaient en quelques mois sans laisser trace avec l'argent obtenu des personnes escroquées, a indiqué la police nationale. L'escroquerie était généralement de 6.000 € par victime et la somme totale obtenue dépasse les 100.000 €. L'argent après avoir été reçu à travers des transferts internationaux, disparaissait après retraits en espèces dans des succursales bancaires de la province de Tenerife. Des perquisitions dans plusieurs domiciles du sud de Tenerife ont permis de trouver de la documentation écrite, archives informatiques des entreprises et du matériel pour la falsification de documents. On a trouvé deux véhicules de grosse cylindrée.
    (Pour davantage d'information = Téléphonez à ACAMA : 952215859. )

     

    Sentencia BBVA multipropiedad
    Enviado poracama el Monday, 03 December 2007

    Le juge de Première Instance nº 1 de Bilbao a donné sentence récemment pour l'Association des victimes de la vente irrégulière de semaines de vacances contre six entreprises en multipropriété et de l'organisme bancaire BBVA. Ce sont environ 80 familles biscaïennes, qui ont entamé cette procédure, lesquelles avaient acquis par le système de multipropriété, une semaine de vacances annuelles. Passé un certain temps, et comme il est habituel dans ce cas, les clients reçoivent un appel d'une autre entreprise semblable qui leur offrait la possibilité de revendre leur semaine.
    Pour effectuer cette transaction ils devaient aller pendant un week-end à Malaga tous frais payés. Toutefois, dans la capitale malaguène, on leur signalait que "des nordiques sont intéressés" pour acheter mais qu'ils voulaient trois semaines... Ainsi, ils devaient acquérir préalablement deux autres semaines qui s'ajouteraient à celle qu'ils possédaient déjà avec un crédit hypothécaire avec la BBVA. L'opération effectuée, les sociétés disparaissaient et les victimes restaient avec l'obligation de payer 250 € mensuels pendant cinq années pour acheter quelque chose qui n'existait pas. La sentence déclare nuls les contrats de transaction de ces semaines.
    La sentence annule aussi les contrats de revente de multipropriété que les demandeurs avaient souscrits et les contrats de prêts avec BBVA " liés aux contrats de transaction des semaines". En outre, la cour condamne toutes les entreprises "solidairement" à créditer aux consommateurs demandeurs le montant des sommes payées pour l'amortissement des prêts avec BBVA. Également, elle les condamne au remboursement assorti d'un taux d'intérêt légal accru 2%.

     

     

    28-9-08

    Sur le site de www.pagecrime.com ,site très intéressant vous y verrez , que le promoteur de RIVIERA INVEST à été arrêté avec 5 autres personnes à Alicante ils partaient pour le Maroc , la police pense à une escroquerie de 60 millions d'euros .

    Le frère de Michèle Tabarot, Maire du Cannet, en garde à vue en Espagne

     

    le 16-09-2008

    Frère de la députée-maire du Cannet, Michèle Tabarot et du conseiller municipal de Cannes et conseiller général Philippe Tabarot, Claude Roch Tabarot est en garde à vue en Espagne où il vit depuis 22 ans.


    Avec cinq autres dirigeants de la société Riviera Invest, l'entrepreneur est retenu depuis mercredi dans le cadre d'une affaire présumée de fraude immobilière.

    Ils ont été interpellés à l'aéroport d'Alicante, alors qu'ils s'apprêtaient à s'nevoler à bord d'un jet privé à destination du Maroc. En plein marasme immobilier, la justice ibérique soupçonne leur entreprise de promotion implantée sur la Costa Blanca, dans le Sud-Est de la péninsule, d'avoir perdu la confianced'investisseurs dans les stastions balnéaires d'Alicante, Murcie, Malaga et Grenade.

    La police estime que la fraude approche les 60 millions d'euros et touche plusieurs centainesde personnes, écrivait le quotidien de référence el Pais dans son édition éléctronique de dimanche. Selon la Vérité, un autre site d'information espagnol en ligne, les personnes mises en causes vendredi, jour où ils ont été présentés devant la principale instance pénale du pays à Madrid. Alors que leur période légale de garde à vue prend fin aujourd'hui, la justice décidera d'engager - ou pas - des poursuites à leur encontre.

    Source: Nice Matin

    (commentaire d'une victime: on voit dans cette affaire des membres des presidents de tribunnaux de commerce , liquidateurs , huissiers , avocats ... qui trempent dans les magouilles).

    (depuis nous avons appris que Claude Tabarot et ses amis ont été remis en liberté sous caution de 100 000 euros, pour une escroquerie immobilière de 60 à 70 millions d'euros. Les petits escrocs ont moins de chance....!)